What a week! -De ma bonne étoile...
La semaine dernière fut haute en couleur mais je n’en suis pas forcément fière.
Il faut dire que tout se télescope un peu : j’ai finalement signé mon bail mi-octobre, fait l’état des lieux un 23 octobre, profité du 1er novembre pour déménager, acheté un lit super confort, nettoyé, vidé les cartons. Cela avançait mais pas assez. Le départ pour Colmar puis les Etas-Unis se rapprochait.Vite, vite, je voulais tout ranger avant de partir pour un mois quasi ininterrompu de déplacements. Alors après le boulot, c’était dîner avec les copains, cartons jusqu’à 1h du matin. Bref, comme d’habitude (…), j’ai voulu trop en faire....
Mardi matin. Réveil tôt car on me livre mon lit. Au BHV, ils ont dit entre 9h et 13h. Sur la facture, il y a marqué à partir de 7h45. Humm… Ils ont dit que le dépôt n’était pas loin de chez moi… Better be here early…7h30, je suis encore chez Cécile en train de lui laisser un petit mot, 7h45 c’est beau le soleil levant sur les Invalides. Le téléphone sonne : les livreurs seront là entre 8h et 8h30. Oups… Urgence. Pourquoi est-ce qu’il n’avance pas celui-là ? Pourquoi je prends l’itinéraire à rallonge ? 8h. Y’a un camion devant l’immeuble ? Non, bon ? Où sont les clés ? Où sont les clés ? Trouvé. Portefeuille récupéré. Les portes de l’ascenceur s’ouvrent. Bruit de plastiques. I rush out. C’est eux. Je peux vous aider ? Voilà, j’ai mon lit. C’est joli.
Il est 9h à peine passées. Finalement, je n’arriverai pas si tard au bureau ? Un peu de rangement, ma première douche à la maison. Me voilà ready to go ? Mais où est mon téléphone ? Où est mon téléphone ? J’ai celui du bureau. Le mien sonne, mais pas chez moi. Oups… RDC, -4. Non, pas dans la voiture. Pas dans l’ascenceur. Pas chez moi. Pas dans la cave. Pas dans les valises. Pas dans les poubelles ??? Le télé-pho-ne sonne, personne ne répond… Je vais voir les concierges, part pour le bureau.
Le téléphone est perdu. Probablement lorsque j'ai à moitié retourné mon sac pour retrouver les clés dans l'ascenceur.Bientôt, la ligne sera coupée. C’est la vie, à trop en faire… On verra ce soir…
21h40 ? Non, décidément, pas de téléphone chez moi. Bon, très bien. Faisons la valise. Ah tiens, il est où le passeport pour les US ? Non, pas là. Pas là. Pas là… Euh. Hey les parents, y’aurait pas mon passeport à la maison ? Non ? La fatigue m’étourdit. Cela ne sert à rien. Demain peut être, je le retrouverai chez Cécile ? Ou sinon, il faudra aller en urgence à la préfecture ?
4h du matin. Le passeport m’obsède et les scénarios se font, se défont à une vitesse incroyable dans ma tête.
6h, je fais le point, mets mes idées sur le papier-d'endroits possibles où se trouverait le fameux sésame pour l'étranger-, pour essayer d’exorciser. Ah tiens, ce carton, j’y avais pas pensé. Sitôt dit, sitôt fait. Des bouquins, voyons, allez, s’il te plaît. Ah voilà la fameuse pochette. OUF… Passeport retrouvé.
2h de vrai sommeil, encore une journée, l’avion pour Strasbourg, la route jusqu’à Colmar. Une nuit. Une journée de conférence, un stand à monter, des clients à convaincre. Intensive ! Dîner de gala. A lot of fun. Des discussions incroyablement witty avec des scientifiques brillants mais dont je comprends à peine 5% de leurs recherches…Vendredi. Last day. Ouf, j’en peux plus. Samedi. Problème du téléphone à régler : il me faut un tél pro pour les US. Magasin 1, 2, 3, retour à la case départ… Je suis nulle pour décider. Certains peuvent témoigner… Bref, ça y est, voilà mon nouveau joujou…. What a phone!!! Balade à Colmar -très joli d'ailleurs-, voiture, avion et ce mot du gardien : « Melle B., veuillez passer à l’accueil pour votre téléphone ».
Le gardien n’est pas là, son remplaçant, un peu lent à la détente… Packing, unpacking. Cécile, mon linge et un peu de girly talk avant de partir. Deux brèves sonneries. Serait-ce Patrick ? C’est le gardien, avec dans la main, … le téléphone !
Happy end ?
Encore une nuit trop courte. 6h30, départ pour l’aéroport. J’arrive alors que les comptoirs AF sont encore fermés. Du coup, je récupère une issue de secours. Ca, c’est cool ! Duty free shopping. Je trouve des bougies Esteban qui sentent incroyablement bon la pêche de vigne. Encore 30 min à passer. Tiens, pourquoi mon nom sur ce tableau ? Bonjour Madame, Voilà, j’ai vu mon nom sur le tableau… Ah, une reconnaissance bagage ? Non, je n’ai rien de spécial dans mon bagage. Il faut aller à la gate ?
Me voilà devant la porte d’embarquement et la Madame Air France qui prépare son vol. Il faut que je quitte mon chariot magique et que je me trimbale tous mes sacs. Mais oui, c’est une première et c’est « big time » : des couloirs, des excaliers, me voilà dans la camionnette AF sur les routes de CdG. A votre gauche, le bâtiment qui s’était effondré et que l’on reconstruit. C’est marrant. Bonjour Monsieur. Ah, je viens parce que c’est la procédure… Humm… Zip… Vous voulez voir quoi ? Rien ? C'était juste parce que c'est la procédure ? Oui, c’est bon… Ben merci, hein… ?! Et hop, hop, camionnette à nouveau, remontée. Les gens embarquent. Le temps d'un dernier appel à la famille, moi aussi.
Nous voilà à DC avec 10 min d'avance sur l'horaire. C'est AF et c'est rare, alors on vous le répète plusieurs fois, parce que bon, hein, quand même... (je suis un peu mauvaise langue, j'admets...). Bref, mon coeur se serre à l'idée de devoir passer la fameuse immigration. Chaque fois plus difficile. Je déteste dans ce pays...
Dulles International Airport n'est pas vraiment hospitalier. A peine arrivés, on vous débarque dans ces espèces de tank hybrides pour aller je ne sais où. Pour la première fois (et pourtant après de nombreuses fois...), ce pays m'écoeure: impossible de ne pas rattacher ces véhicules hybrides à la guerre en Irak et au reste. Pourtant, cela n'a rien à voir. Allez savoir...
Au final, tout se passe très bien et je me retrouve rapidement devant la Madame Avis. La madame est une vieille peau qui ne m'expliquera pas comment prendre la route de Philadelphia (la la la...). Tout ça parce que j'ai refusé son GPS à 12$/ jour ? Je me retrouve avec une voiture american style -waouh, on est quand même bon en design en Europe-. Let's get moving boys ;-)
Un joli bout de route après, je découvre le fameux Christiana Hilton (...) et me rends compte que je n'ai pas le duty free. Oublié à bord. Il est dimanche encore en France. Mon étoile me rendra-t-elle mes bougies ?
A hectic week, that's what they call it... Oh boy... Heureusement qu'on est dimanche. A happy ending, though. Lucky me !
Il faut dire que tout se télescope un peu : j’ai finalement signé mon bail mi-octobre, fait l’état des lieux un 23 octobre, profité du 1er novembre pour déménager, acheté un lit super confort, nettoyé, vidé les cartons. Cela avançait mais pas assez. Le départ pour Colmar puis les Etas-Unis se rapprochait.Vite, vite, je voulais tout ranger avant de partir pour un mois quasi ininterrompu de déplacements. Alors après le boulot, c’était dîner avec les copains, cartons jusqu’à 1h du matin. Bref, comme d’habitude (…), j’ai voulu trop en faire....
Mardi matin. Réveil tôt car on me livre mon lit. Au BHV, ils ont dit entre 9h et 13h. Sur la facture, il y a marqué à partir de 7h45. Humm… Ils ont dit que le dépôt n’était pas loin de chez moi… Better be here early…7h30, je suis encore chez Cécile en train de lui laisser un petit mot, 7h45 c’est beau le soleil levant sur les Invalides. Le téléphone sonne : les livreurs seront là entre 8h et 8h30. Oups… Urgence. Pourquoi est-ce qu’il n’avance pas celui-là ? Pourquoi je prends l’itinéraire à rallonge ? 8h. Y’a un camion devant l’immeuble ? Non, bon ? Où sont les clés ? Où sont les clés ? Trouvé. Portefeuille récupéré. Les portes de l’ascenceur s’ouvrent. Bruit de plastiques. I rush out. C’est eux. Je peux vous aider ? Voilà, j’ai mon lit. C’est joli.
Il est 9h à peine passées. Finalement, je n’arriverai pas si tard au bureau ? Un peu de rangement, ma première douche à la maison. Me voilà ready to go ? Mais où est mon téléphone ? Où est mon téléphone ? J’ai celui du bureau. Le mien sonne, mais pas chez moi. Oups… RDC, -4. Non, pas dans la voiture. Pas dans l’ascenceur. Pas chez moi. Pas dans la cave. Pas dans les valises. Pas dans les poubelles ??? Le télé-pho-ne sonne, personne ne répond… Je vais voir les concierges, part pour le bureau.
Le téléphone est perdu. Probablement lorsque j'ai à moitié retourné mon sac pour retrouver les clés dans l'ascenceur.Bientôt, la ligne sera coupée. C’est la vie, à trop en faire… On verra ce soir…
21h40 ? Non, décidément, pas de téléphone chez moi. Bon, très bien. Faisons la valise. Ah tiens, il est où le passeport pour les US ? Non, pas là. Pas là. Pas là… Euh. Hey les parents, y’aurait pas mon passeport à la maison ? Non ? La fatigue m’étourdit. Cela ne sert à rien. Demain peut être, je le retrouverai chez Cécile ? Ou sinon, il faudra aller en urgence à la préfecture ?
4h du matin. Le passeport m’obsède et les scénarios se font, se défont à une vitesse incroyable dans ma tête.
6h, je fais le point, mets mes idées sur le papier-d'endroits possibles où se trouverait le fameux sésame pour l'étranger-, pour essayer d’exorciser. Ah tiens, ce carton, j’y avais pas pensé. Sitôt dit, sitôt fait. Des bouquins, voyons, allez, s’il te plaît. Ah voilà la fameuse pochette. OUF… Passeport retrouvé.
2h de vrai sommeil, encore une journée, l’avion pour Strasbourg, la route jusqu’à Colmar. Une nuit. Une journée de conférence, un stand à monter, des clients à convaincre. Intensive ! Dîner de gala. A lot of fun. Des discussions incroyablement witty avec des scientifiques brillants mais dont je comprends à peine 5% de leurs recherches…Vendredi. Last day. Ouf, j’en peux plus. Samedi. Problème du téléphone à régler : il me faut un tél pro pour les US. Magasin 1, 2, 3, retour à la case départ… Je suis nulle pour décider. Certains peuvent témoigner… Bref, ça y est, voilà mon nouveau joujou…. What a phone!!! Balade à Colmar -très joli d'ailleurs-, voiture, avion et ce mot du gardien : « Melle B., veuillez passer à l’accueil pour votre téléphone ».
Le gardien n’est pas là, son remplaçant, un peu lent à la détente… Packing, unpacking. Cécile, mon linge et un peu de girly talk avant de partir. Deux brèves sonneries. Serait-ce Patrick ? C’est le gardien, avec dans la main, … le téléphone !
Happy end ?
Encore une nuit trop courte. 6h30, départ pour l’aéroport. J’arrive alors que les comptoirs AF sont encore fermés. Du coup, je récupère une issue de secours. Ca, c’est cool ! Duty free shopping. Je trouve des bougies Esteban qui sentent incroyablement bon la pêche de vigne. Encore 30 min à passer. Tiens, pourquoi mon nom sur ce tableau ? Bonjour Madame, Voilà, j’ai vu mon nom sur le tableau… Ah, une reconnaissance bagage ? Non, je n’ai rien de spécial dans mon bagage. Il faut aller à la gate ?
Me voilà devant la porte d’embarquement et la Madame Air France qui prépare son vol. Il faut que je quitte mon chariot magique et que je me trimbale tous mes sacs. Mais oui, c’est une première et c’est « big time » : des couloirs, des excaliers, me voilà dans la camionnette AF sur les routes de CdG. A votre gauche, le bâtiment qui s’était effondré et que l’on reconstruit. C’est marrant. Bonjour Monsieur. Ah, je viens parce que c’est la procédure… Humm… Zip… Vous voulez voir quoi ? Rien ? C'était juste parce que c'est la procédure ? Oui, c’est bon… Ben merci, hein… ?! Et hop, hop, camionnette à nouveau, remontée. Les gens embarquent. Le temps d'un dernier appel à la famille, moi aussi.
Nous voilà à DC avec 10 min d'avance sur l'horaire. C'est AF et c'est rare, alors on vous le répète plusieurs fois, parce que bon, hein, quand même... (je suis un peu mauvaise langue, j'admets...). Bref, mon coeur se serre à l'idée de devoir passer la fameuse immigration. Chaque fois plus difficile. Je déteste dans ce pays...
Dulles International Airport n'est pas vraiment hospitalier. A peine arrivés, on vous débarque dans ces espèces de tank hybrides pour aller je ne sais où. Pour la première fois (et pourtant après de nombreuses fois...), ce pays m'écoeure: impossible de ne pas rattacher ces véhicules hybrides à la guerre en Irak et au reste. Pourtant, cela n'a rien à voir. Allez savoir...
Au final, tout se passe très bien et je me retrouve rapidement devant la Madame Avis. La madame est une vieille peau qui ne m'expliquera pas comment prendre la route de Philadelphia (la la la...). Tout ça parce que j'ai refusé son GPS à 12$/ jour ? Je me retrouve avec une voiture american style -waouh, on est quand même bon en design en Europe-. Let's get moving boys ;-)
Un joli bout de route après, je découvre le fameux Christiana Hilton (...) et me rends compte que je n'ai pas le duty free. Oublié à bord. Il est dimanche encore en France. Mon étoile me rendra-t-elle mes bougies ?
A hectic week, that's what they call it... Oh boy... Heureusement qu'on est dimanche. A happy ending, though. Lucky me !