samedi 30 juin 2007

Un samedi soir a Dhaka

J'ai a coeur de ne pas laisser ce blog mourir alors voila, meme si mes petits yeux me disent qu'il faut aller ce coucher, je prends quelques minutes pour vous faire ce qui va devenir bientot un rituel : "l'update" (mise a jour en francais, mais c'est moins sexy ;-)) de la semaine...

Tout d'abord, un grand merci a tous ceux qui m'ont fait des compliments sur le blog. Au final, vous etes plutot nombreux et de profils varies ;-) C'est tres motivant et ca fait vraiment plaisir !!!
Ensuite, toutes mes excuses car il semble que j'avais mal digere le code html pour retourner a la ligne et donc il est possible que vous ayez du vous taper des paragraphes qui n'en finissaient plus alors qu'en fait je voulais mettre des retours a la ligne... Je vous avoue que je ne maitrise pas encore completement l'aspect mise en page...
Cette semaine etant riche en evenements, je profite de ma tribune pour souhaiter un tres tres joyeux anniversaire a ma maman, ma sophie, mon cousin guillaume, star du ballon rond et chloe. On felicite aussi chaudement gus qui fait maintenant parti du club des docteurs apres 3h d'acharnement therapeutique de son jury et le frere de Sophie, recu 3eme au concours de medecine a Nice. Voila, si j'ai oublie quelqu'un ou quelque chose, qu'il se manifeste et je me rattrape...

A part ca ?
Et ben ecoutez, ca va plutot bien ! Le retour au milieu des enfants, c'est le bonheur. Je me suis pris une bonne grosse claque en temperature, celle-ci ayant profite de mon depart pour remonter violemment. Je commence a comprendre pourquoi sur voyageforum.com certains disaient que la mousson c'est la vie. C'est inavouable mais aux heures chaudes, j'ai parfois envie d'une bonne pluie diluvienne qui me tremperait jusqu'aux os...
Ce soir, il pleut et c'est coooooool ! Les anglophones apprecieront le jeu de mot: oui, oui, cool ca veut aussi dire frais ;-)
Sinon, semaine a finaliser la vente de charite, vendre des t-shirts, autres vetements et sous-vetements (tout plein, tout plein) pas chers. Poly-valente, la nath ;-) Il faudra que je vous raconte ca, j'ai 2-3 perles en reserve...
Reste de la semaine a concevoir la fameuse enveloppe et a faire un petit compte-rendu.
Week-end commence par une nuit blanche a papoter avec miss K., un samedi a essayer d'ouvrir les yeux. Une bonne nuit. Un reveil avec les cris des enfants et aujourd'hui tout ce que j'aime : marches de Dhaka, repas dans un boui-boui du bord de la route, balade a Old Dhaka. Le but etait de reperer les endroits ou acheter du tissu pour se faire faire des habits. Mission accomplie!!! Je rentre avec 6m pour me faire des coussins et 5m de lainage pour me faire un tailleur qui dechiiiiiire ! Au retour, je me suis fait trimbaler dans tout Dhaka par un CNG qui voulait m'arnaquer. Il a pas eu le dernier mot. Je me disais alors que peut etre je devrais me baser en Asie et faire ce a quoi je pense de temps en temps : parcourir les marches du monde a la recherche de beaux tissus pour en faire de beaux habits... les reves sont-ils faits pour etre realises ?

L'heure de Cendrillon a sonne. Je finirai mes mails demain.
Ce soir, j'essaie de suivre mon eternelle bonne resolution. Au dodo !

vendredi 29 juin 2007

Petites precisions sans importance

J'ai oublie de vous dire que sur Emirates, c'est trop la classe!
Quand l'equipage veut vous endormir, c'est presque son et lumieres : les couloirs deviennent bleutes avec de petits point lumineux en guise d'etoiles au plafond. J'adore !!!! Au retour, j'etais a cote d'un membre d'equipage qui m'a dit qu'ils ont meme le chant des oiseaux pour le reveil. La classe non ?
Et puis une note technique pour mes amis travaillant dans les transports aeriens. Les toilettes occidentales dans les avions Dubai-Dhaka, c'est completement inadapte... A l'aller, j'etais etonnee qu'un bengali attende devant la porte des toilettes alors que le petit voyant etait vert. On m'a explique qu'il n'ose pas fermer la porte a cle... Au retour, apres la pause dodo, j'ai le bonheur de trouver... une pile de papiers sales a cote de la cuvette. Et apres une minute d'ecoeurement et le 'Emirates, c'est pas si top que ca', je me rends soudainement compte que les xcents passagers du vol n'ayant jamais utilise de toilettes occidentales doivent se trouver bien demunis... Bref, a quand les chiottes a la turc sur les vols pour l'Asie ?
Voila pour la minute poetique a moitie. Mais cela m'a fait sourire sur le coup... ;-)

mercredi 27 juin 2007

De vive voix...

Tout vient a point a qui sait attendre...
Apres pres de 5 semaines de monopole, la family B. vous livre ses secrets ou, aujourd'hui, comment avoir sa dose d'aigue pour 9c d'euros la minute...
Ecoutons miss N. sister
www.coucoutel.fr te donne le num pour appeler un portable au bangladesh -> 0821 61 25 25
Puis apres faut taper 00 880 172 617 66 69 (i.e. mon numero local) suivi de # et attendre que tu repondes …
Voila, vous savez tout...Fin de la pause blog sous chaleur ecrasante, je retourne a mes mails pros, avant la douche froide tant attendue !

PS: pour les etourdis. Attention : heure ici = heure en France + 4

lundi 25 juin 2007

Quelques unes des derniers peripeties

Coupure de courant au moment ou je me mettais a vous ecrire. L’ordinateur fraichement reinstalle n’a pas sauve automatiquement. Tant pis, je m’y remets…
Voila donc pres d’une semaine que je vous ai quitte. Demain sera le jour anniversaire de mon depart.
Enfin ?, je ne sais plus le nombre de semaines qui se sont ecoulees. En recomptant, on est a 6. 1mois et demi donc…
Enfin, il semble que je decroche un peu de ma vie de parisienne… Certains vont sourire a la lecture de cette ligne. Cela ne fait-il pas un mois et demi justement que je n’arrive pas a decrocher ? Peut etre… Mais ce qui est sur, c’est que les choses se calment.

Voyez vous meme. Je suis moins sur le blog et toujours aussi en retard dans mes mails. Je devrais avoir fini les entretiens. La suite sera pour septembre, si necessaire…Bientot aussi, je quitterai le foyer. Cela sera plus dur, d’autant que je n’ai pas vu le temps passer… On me demande deja si je leur ecrirais et si je repenserais a eux une fois rentree…J’ai essaye de leur expliquer que certaines des choses que je vis ou vois ici sont inoubliables. Je ne sais pas si le message est passé…Bref, je ne vous raconterai pas aujourd’hui les quelques soirees exceptionnelles que j’ai passees ici, ce sera pour plus tard. Je vais plutot vous faire un petit resume de ces derniers jours pour combler le trou temporel qu’auront constate les fideles lecteurs…

Une petite anecdote en attendant. A l’heure ou je vous ecris, il m’arrive d’inserer inconsciemment des accents. Sachant que j’ai toujours le meme clavier, je vous avoue que le phenomene me depasse largement. Bref, les accents, je sais les faire mais comme j’aime pas specialement faire des ctrl 0233 toutes les minutes, vous vous en passerez, hein !

Donc je vous ai quitte, j’etais a l’aeroport de Dhaka. Je venais de me faire arnaquer en voulant acheter des gateaux locaux pour mon petit dej. Il y avait marque 400 taka le kilo. Je prends 9 gateaux (taille d’un gateau qu’on trouve dans les salons de the arabes). Je m’en sors pour …450 Tk. Cherchez l’erreur ??? La vendeuse m’a bien entendu dit que c’etait 50 Tk la piece… Allez, c’est pas grave, c’est trop tard. A ce prix la, j’aurais pu devalise la patisserie de Mirpur 2…
Passage par le café internet avant d’attendre une bonne heure qu’il veuille bien proceder a l’embarquement. Comme a l’aller, beaucoup de Bengalis immigres sur le vol. J’ai du coup la chance, en tant qu’une des rares blanches, de passer devant tout le monde… Egalite vous avez dit ???
Coup de bol dans l’avion, je me trouve sur une rangee cote fenetre avec 0 voisins. Trois sieges pour dormir et rattraper un peu cette nuit trop courte. Une fenetre pour voir l’arrivee sur Dubai. Nous survolons le desert. D’abord, un jaune ocre pas folichon du tout, avec ce qui me semble quelques pistes. Puis du rouge, une grande ligne avec ce qui me semble etre moults parkings. Serait-ce une frontiere et des postes de garde ? Car après la ligne, les routes se font nombreuses et des lignes noires serpentent et se terminent sans point final au milieu des etendues desertiques. La civilisation ne doit pas etre loin… Quelques minutes d’avion plus tard, les maisons se densifient. Des habitations toujours sur le mode pays en voie de developpement : inachevees, les ferailles a l’air… Bientot des palaces des mille et une nuits, quelques piscines… Un brouillard, du a la chaleur ? Dans ces pays, la terre vue du ciel est assez monochrome. Pourtant, a cet instant, je donnerai cher pour pouvoir passer ma vie a voyager et decouvrir ces contrees lointaines…
Atterissage a Dubai avec au loin ce downtown qui fait le tour du monde. Au retour, j’ai trouve la bonne comparaison: le Los Angeles du Moyen Orient. Sortie de l’avion et après passage a la securite, je me retrouve nez a nez avec de gigantesques palmiers qui envahissent le hall de l’aeroport… Pas grand chose a cet etage mais en bas, c’est une sorte de supermarche luxueux grouillant de touristes qui, comme moi, ont du temps a tuer (elle est bizarre cette expression, non ? Comme si on avait trop de temps alors que je passe ma vie a grapiller les minutes….). Bref, je repere ce que je pourrais acheter au retour, m’offre le kit d’adaptateurs qui me permettra de charger mon Ipod partout dans le monde, et file embarquer sur le vol pour Frankfurt.
Etait-ce la fatigue ? Je n’ai qu’un vague souvenir de la suite. Il a fallu a vrai dire endurer une heure d’attente au sol, l’avion connecte au terminal donc sans clim. Dehors, il fait 42degres. Dans la cabine, je dirai qu’il en fait plus de 30… Heureusement, la encore, je me gere une rangee de 4 sieges. Je m’allonge et essaie de sombrer dans les bras de Morphee pour oublier le fait que je transpire sans faire d’effort… L’hotesse me reveille pour manger et je ne me rappelle pas de l’arrivee. Ce devait etre bien ;-)

Quand je regarde l’heure dans le terminal 1 de Frankfurt airport, il est 21h et j’ai du mal a y croire. Je pensais pouvoir me coucher tot. Rate…! Il me reste a trouver le Sheraton, au bout de longs couloirs finalement assez caracteristiques de cet aeroport. Arrivee dans ma chambre tout luxe comparee a ce que je vis depuis un mois, je repars pour piller le rayon fruit du supermarche. Des fraises, des abricots, des nectarines!!! Miam miam !!! Et puis au resto, ce sera… du foie, ben ouais, ca je mange pas ici… !!!???
Reveil le lendemain car il me faut gerer cette histoire de papier pour la conference Microtas. La deadline est dans 2 jours et je n’ai toujours pas finalise a cause du mechant virus. Apres moults quiproquos et prise de tete avec une receptionniste qui me semble bien incapable, m’y voila, je suis connectee sur un ordi avec Word et des ports USB. Au milieu de cela, remue-menage car le Sheraton ne peut nettoyer mon tailleur fait sur mesure. Je n’arriverai pas a comprendre si le nettoyage a sec est tombe en panne ou si c’est juste qu’ils ont peur de l’abimer. Je repartirai avec un chemisier nettoye aux frais de la princesse et un tailleur en l’etat de Dhaka, i.e. un peu poussiereux.
Quelques detours dans les longs couloirs de l’aeroport plus tard, je me retrouve dans la gare. Et la, c’est a croire que j’ai laisse mon cerveau au Bangladesh. Incapable de comprendre comment ca marche… Je vais d’abord au guichet pour retirer les billets. Pas de bol, les billets ne se retirent pas au guichet. Mais la vendeuse fait preuve de suffisamment de condescendance pour m’accompagner a la borne de retrait et m’aider a recuperer les billets. Je sors de la guerite en plein soleil et non climatisee (mais c’est qu’il ferait plus chaud en Allemagne qu’au Bangladesh ???) et me rends compte que je ne sais pas ou et quand par le train. J’essaie de comprendre les panneaux d’affichage mais non, rien n’y fait. Je me rends a un autre comptoir. Ok, quai 5. Je descends donc sur la voie 5. Et la, beau gosse allemand en vue. Parfois, ca a du bon les retours en Europe ;-) Le prochain train est a 14h42. Le voila, il arrive. Comme je suis un peu stressee, je demande a la controleuse. Ok, c’est pas ce train, c’est le prochain. Le train repart et voila que 14h45 passent. Ah zut, il me semblait que mon train etait a 14h45. Je comprends que le prochain train quai 5 est a 14h48. Karlsruhe n’est pas indique… Humm, me serais-je plantee ??? Comme je ne veux pas admettre que je suis une parfaite touriste jetlaggee, je me dirige vers la borne marquee SOS, renseignements. Mon cas n’est il pas desespere ??? J’appuie sur le bouton. Quelques secondes suffisent pour que je sois morte de honte. Le truc se met a sonner, personne ne repond et tout le monde entend la sonnerie… Je m’eloigne le plus discretement possible de la borne, rompt l’intimite de ce qui me semblait etre un couple de controleurs mais qui n’en est pas un. Bon d’accord, je peux prendre le train suivant, changer a la premiere grande gare et arriver a Karlsruhe…
Le train arrive. 1h après, je suis a l’office du tourisme de Karlsruhe. Le temps de faire la queue derriere des gens qui ne sont decidement pas presses, je me rends compte en comparant l’adresse sur mon petit papier et la grande carte murale affichee sous mes yeux que le Radisson ne semble pas etre dans le centre ville. Ca se confirme et c’est meme pire: il faut prendre un taxi et c’est a 15min en voiture du centre…Ok, je me reposerai…

Bref, arrivee au Radisson paume au milieu des champs, je fais l’enquiquineuse de premiere. Reprenons. Premiere ouverture de porte: la chambre donne sur le parking et a deux lits doubles. Je redescends. Vous auriez pas une chambre avec un grand lit et vue sur jardin ? Pas de grand lit et parking plus tranquille que jardin jouxtant l’autoroute. Je remonte. Et redescends. Vous pouvez nettoyer mon tailleur ? Vous prenez la carte AF ? Je reviens avec ma carte AF. Entre temps, j’apprends que non, decidement, pas possible de nettoyer mon tailleur, soit disant trop beau pour etre lave a la main. Je ne leur dirai pas que je l’ai paye 10euros…!!! Et vous avez un ordinateur ? 20euros de l’heure… Ah bah, je crois que je vais m’en passer alors !? Et l’estheticienne, elle est pas la ? Ah non, bon tant pis. Je me ferai de belles jambes toute seule alors. Au passage, je decouvre qu’il y a une piscine. J’ai pas tout perdu ;-)
Petit repas a base d’asperges et conversation bien sympathique avec le serveur qui parle entre autres francais, anglais, allemand. Petit coup de fil a MAMAN et hop, dodo, il s’agirait d’eviter le look de panda que je me traine depuis plusieurs jours…
Reveil Jeudi matin. Rate. J’ai de grosses poches et des traits bleus sous les yeux. Une bonne douche. J’attrape une carte qui ressemble a la cle de la chambre et je sors a la recherche de glacons pour tester la technique maman: “passe toi un glacon sur la figure ma fille et tu auras une mine superbe”. La porte claque, je regarde ce que j’ai a la main. Le verre pour les glacons et, oh, oups, ma carte air france. Je suis coincee dehors…
Petit passage a la reception histoire de remettre une couche au staff du matin. Oui, bonjour, c’est Nathalie B. Voila, est-ce que vous auriez des glacons et est-ce que vous pourriez me donner une cle ? Je me suis enfermee dehors… Un seau de glacons plus tard, je teste la technique maman. Non, ma mine de panda ne disparait pas au contact du froid. Tant pis!
L’heure tourne et un buffet gargantuesque m’attend. Delectation de cereales. Comme une enfant, je mélange muesli, pignons, muesli chocolate et autre… Miam miam!!! Encore des fruits, un petit gateau, des fruits, jus vitamine et un the plus tard, time to dress up! Hop hop, j’enfile mon tailleur. Bien entendu, grand dilemne de derniere minute sur le choix du top et du collier ;-) La, me voila paree.
Reste un probleme et non des moindres, le sac a main !!! Trop econome que je fus, je n’en ai pas pris pour mon voyage aventurier en Asie. J’ai depuis achete un grand cabas en paille. N’ayant que ca, j’y jette mon bazar. Essayage. Bouh diou, ca jure a mourir. Re-passage par la reception. Ah oui, au fait, vous oubliez pas de prendre mon RDV chez le medecin. Et puis, je suis vraiment tres genee de vous demander ca mais est-ce que vous auriez un sac a main a me preter ??? J’explique a cette ravissante demoiselle mon gros probleme : je peux pas aller a mon entretien avec mon cabas moche et mon beau tailleur. Voila, la dame est bien sympa et elle a fait ce que je voulais: elle me prete son sac! Oui mais, il est tout petit tout riquiqui et donc tout n’y rentre pas. Tant pis, pas le temps, je garde une partie de ma lecture (mes notes sur les entretiens precedents, pas encore relues!!!) a la main et je jette l’autre en vrac dans le mini-sac. En route vers Agilent! C’est sans compter sur le fait qu’a force d’etre en retard, je me suis fait piquer mon taxi. Pas grave, j’en prends un autre. J’arrive la bas et la dame a l’accueil est tres aimable puisqu’elle me debarasse du tas de journaux plus parapluie qui m’encombre les mains. Ca y est, j’ai mon look de business woman.
Un tour aux toilettes après, je rencontre Lucca, qui sera peut etre bientot mon boss. Un italien pas aussi beau que ce que je pensais mais tres sympa. 1h40 apres et beaucoup de questions posees, je ressors. Je n’en dirai pas plus parce que je n’ai pas passé suffisamment d’entretiens pour savoir si je l’ai reussi ou pas. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il voudrait que je travaille a Paris. Une grande source de remise en question en ce qui me concerne…
Retour a l’hotel. Ils sont en train de negocier un RDV avec un medecin. Ben oui, cette histoire de doigt a faire verifier…Je suis la ? Euh oui … Je peux partir tout de suite ? Euh, oui, le temps d’enfiler un jean et un haut. Hop, hop, tenue de combat derriere moi et tenue sport enfilee pour affronter la pluie, je prends 30 euros a la reception parce que je n’ai plus un sou et saute dans le taxi.
Arrivee chez le medecin. Avez vous le formulaire E je sais pas quoi ? Euh, non ? Avez vous votre carte d’assurance ? Oui, euh non, je reviens du Bangladesh et je l’ai pas emmene parce que la bas ca sert pas a grand chose… Les regards s’assombrissent et meme si le staff d’accueil ne parle pas anglais, je comprends rapidement avec mes notions d’allemand que cela pose un probleme. Mais c’est quoi le probleme si je paie ???? Vous payez ? Ben, si y’a pas d’autres solutions, oui, je paie ! Trop longtemps après a mon gout, me voila dans une petite salle. Une dame arrive et commence a preparer des seringues. Euh, c’est pour moi ? Non. Ah, ouf…
Finalement, un bonhomme de medecin debarque. Quand il comprend que je baragouine l’allemand, c’est la fin des haricots ! Mon medecin cense parler anglais parle moins bien anglais que je ne parle allemand. Le reste de la visite se fait principalement en allemand. Je ne comprends donc pas grand chose a part que c’est pas casse, que c’est un ligament que j’ai abime. Qu’il faut 6 semaines en tout donc encore 3 semaines. Une avec attelle bionique et deux avec strap de schtroumpf ! Car MONSIEUR ne trouve rien de mieux que de me montrer comment je peux me debarasser de mon attelle bionique en me strappant l’index avec un sparadrap bleu tout moche. Et ben tu sais quoi, je prefere mon attele !!!
20 euros en moins (bizarrement, au depart c’etait 16euros mais comme j’avais pas la monnaie, ils se sont rendu compte qu’ils avaient oublie de me facturer le rouleau de sparadrap bleu moche- un genereux cadeau, croyais-je- voila, ca fait 20 euros), je marche a travers Ettlingen, grimpe dans le tram pour Karlsruhe sans ticket (bad girl !) et me retrouve a Karlsruhe.
Une pause marche plus tard pour achat imperatif de cerises et abricots, je pars en quete d’une carte telephonique et d’un café internet. Ben ouais, ce fameux papier a envoyer… Je passerai une grande partie de mon après-midi a travailler et/ou appeler la famille. Alors que la fatigue me tombe dessus et que la soiree avance, je decide de commencer les achats de ce que je dois ramener. Je trouve facilemenent les medicaments de Kiranne mais rentrerai sans mon brumisateur ni mon filtre Katadyn… L’un etait trop cher en Allemagne, l’autre introuvable sur mon passage.
21h30, je suis de retour a l’hotel et succombe aux sirenes de la piscine. Bikini enfile, je retrouve avec un bonheur indicible la joie de flotter dans l’eau. Decidement, c’est mon element!!! Je suis tellement bien que j’ai presque envie de chanter des airs d’opera… Ca restera, heureusement, dans ma tete…
22h. Je prefere retourner dans la chambre pour parler boulot avec ma chef plutot que de me faire ejecter comme une malpropre de la piscine. Une douche chaude plus tard, je fais un long girly point avec Marie-Claude. Puis pause Flammenkuche. Demain, le retour…

Vendredi matin. Retour du grand buffet et je prends tout mon temps pour en profiter. Cereales, oeufs, jus d’orange presse, Earl Grey delicieux. C’est plutot pas mal les grands hotels tout frais payes ;-) Mais il faut y aller. Ou est mon portable Bengali ??? Je fouille, ne le trouve pas. L’aurais-je perdu ??? J’alerte la receptionniste, prends leur carte de visite et file en taxi chercher mon filtre pour l’eau. Peine perdue. Il est l’heure d’attraper le train. Je retrouve mon telephone au fond de ma valise. Arrivee a Frankfurt. Passage par le Sheraton pour leur rendre leurs cintres (un peu d’honnetete quand meme) et embarquement. Le temps de choisir un magazine avec plein de photos de fringues pour expliquer au tailleur bangla ce que je veux (collections hiver milan, NY, y’a pire ;-)), je me retrouve sous douane. Et la, rien a faire n’y a acheter a part des kinder pour les enfants et du Lindt pour miss K. Enfin, l’heure du depart.
La foret noire defile sous mes yeux et puis je vais me coucher. Une grande rangee juste pour moi. Voila, je suis a Dubai. Tiens mais au fait, qu’ai-je fait de mon duty free Ipod ? Toujours pas retrouve a ce jour. Decidement, je suis crevee... Une bouteille d’Evian, un frappucino, un passage par le cafe internet gratuit, me voila dans l’avion pour Dhaka. Je me rends compte, oh drame, que j’ai du faire tomber mon doudou nature et decouvertes (oui, pour les connaisseurs, mon nounours magique qui fait dormir..) dans l’avion precedent... On ne rigole pas avec un doudou. J’interpelle le staff. Non, trop tard pour verifier avec l’avion precedent. Too bad... 3 fauteuils pour moi. Encore du sommeil. Arrivee a Dhaka. Je laisse un roman a l’equipage pour essayer de les persuader de me ramener nounours sur un prochain vol.
Sur Emirates, y’a plus d’europeens que sur Kuwait Airlines. Contrairement a l’aller, je dois faire la longue queue a l’immigration. Le temps de regretter de ne pas faire partie d’une de ces familles nombreuses: quand vous croyez avoir devant vous 5 personnes, vous vous retrouvez avec au bas mot, 10 fois plus. Et ouais, c’est la famille...Finalement, je passe la douane, recupere ma valise et sors chercher mon CNG, comme une grande. Je ne me fais rien voler et resiste aux appels des taxis arnaques. Ouf!

Direction Baridhara car j’ai pas mal d’affaires a recuperer ches Kiranne.Il est 10h. Kiranne dort mais Emily, sa coloc americaine, m’accueille. Elle me laisse meme sa chambre pour me reposer.
Quelques heures apres, c’est le Noel de miss K ;-) Ce sera ensuite girl’s talk, pause dejeuner au Kusturi, pause mail au cofi 11. Je commence a rendre l’ame. Il est temps de passer au pressing puis chez miss K. et de rentrer...
J’ai vraiment beaucoup d’affaires et il me faut un vrai Yellow Cab. C’est un peu difficile a trouver mais les agents de securite de Baridhara, quartier des ambassades, m’aident et c’est bien cool. Un grand chambardement plus tard, je me retrouve avec un taxi qui veut me faire passer par des routes que je connais pas. Etant donne le chargement (en gros, tout ce que j’ai de valeur plus l’ordi), hors de questions. Je pense qu’a la fin il etait plutot impressionne que je lui donne l’itineraire en bangla et que je connaisse la route...

Arrivee au foyer. Les enfants viennent m’accueillir, font comprendre au chauffeur qu’il n’aura pas plus que ce que je lui ai laisse. Voila. Y’a pas de mots pour decrire leur generosite. Tout le monde etait au balcon ou presque. Et tout le monde est venu me dire bonjour. Des moments qu’on oublie pas... Je voulais dormir mais ne resiste pas a passer quelques moments avec eux...
Et nous voila deja hier dans le temps. Reveil apres une bonne grosse nuit et ma mine de panda s’estompe. Ce sera pas mal de trucs perso a gerer par internet plus, oh mauvaise surprise, les residus des virus a combattre... Apres une reinstallation du PC (la 2eme en 10 jours si vous suivez...), me voila paree pour corriger l’article, le vrai, que nous sommes en train de reecrire.Travail acheve tard dans la nuit.
Une nuit quand meme correcte et aujourd’hui, je suis fiere de ma journee. Que du pro ou presque. Envoi des invitations pour la vente de charite qui a lieu... demain !!! (decidement, on n’a pas le meme sens des priorites), corrections des posters, cours d’anglais, travail sur l’enveloppe... Bref, du bon boulot...

Il est maintenant 23h30 (presque 1h a l’heure ou je relis) et mes petits yeux se ferment depuis pres de 30 min. Quand meme, je vais finir. J’aime pas laisser les choses inachevees...-entre temps, point quotidien avec miss K. et encore de grands moments avec les grandes -
Je vous ai presque tout dit sauf le bonheur d’etre a nouveau au milieu de ces enfants. Hier, je leur ai distribue a chacun un kinder (les barres). Vous auriez vu leurs regards!!!! Et quand miss K. a appele, j’en avais trois scotche au portable en train d’essayer de comprendre pourquoi je riais et ce que je disais. C’est pareil ce soir. Tania et Sabina trainent devant la porte ouverte du bureau. Elles ramenent des fleurs superbes avec un parfum incroyable. Elles s’en servent pour faire de la musique. Mais l’arrivee de l’appareil photo en mode camera cassera la magie...Enfin presque car chaque moment de partage via les gestes, les attitudes releve quand meme pour moi beaucoup du miracle.
Decidement, j’ai trouve ma recette anti-idee noire. Les enfants ! Il parait que c’est de famille ;-) En tout cas, c’est efficace!

Voila, je m’arrete la. Minuit passe et demain sera une longue journee, vente de charite oblige.Il y aurait sans doute encore mille et un petits details a vous raconter. Autant de moments de plaisir ici. Plus les conversations quotidiennes avec miss K., ma copine du bangladesh, comme elle aime a dire de moi ;-) Mais je vous laisse regagner vos penates, je vais rejoindre Morphee ...

En attendant...

En attendant d'avoir le temps de poster un texte digne de ce nom, je vous mets un exemplaire de la lettre que l'on envoie en ce moment aux donneurs francais...

Street Children's PARTNERS-BGD
Foyer Maer Achol
Partenaires 41 rue des Maronites – 75020 PARIS

Chers donateurs,
La vie au foyer a été très active ces six derniers mois : de nouveaux enfants sont arrivés, de nouveaux partenariats ont été développés, des ateliers ont été organisés avec d’autres ONG etc. Mais la grande nouvelle est que nous avons enfin emménagé dans notre nouvelle maison !! Depuis avril 2007, le foyer a migré dans le quartier de Mirpur 2, bien plus vert et paisible que le voisinage précédent du rond-point encombré et pollué de Mirpur 10. Nous disposons de plusieurs étages et d'une grande terrasse, et sommes en mesure de loger 70 résidents, sur les 143 enfants déjà accueillis dans la journée - plus de 200 pourront l’être prochainement !
Après de longs mois consacrés à la recherche de financements et aux travaux, le foyer a été officiellement inauguré le 2 juin 2007 par Mrs Romnicianu, représentant l’Ambassade de France et C. Raymond, président et fondateur de l’O.N.G. Partenaires. Nous avons été très heureux d’accueillir nos principaux donateurs et un grand nombre de voisins. Nous espérons que cela aura permis à la communauté locale de mieux comprendre le sens de notre action, et de découvrir les mérites méconnus des enfants des rues.

Education : d'une part 20 enfants sont actuellement scolarisés dans des écoles publiques : parmi eux, 16 vont à l’école primaire et 4 vont au lycée, mais tous suivent en plus nos cours du soir, pour mieux assimiler. D'autre part, environ 90 enfants sont scolarisés au Foyer. Ils sont répartis en quatre groupes, allant du niveau débutant au niveau 2. Par ailleurs 55 enfants, 43 filles et 12 garçons, sont formés à l'informatique ou à des métiers manuels tels la couture, la broderie, la fabrication de bougies ou de bijoux. Nous sommes aussi très fiers de vous annoncer que les six enfants ayant suivi l’an dernier une formation à l’extérieur du Foyer ont tous trouvé un travail fixe.
Santé : au cours du dernier semestre 245 enfants ont bénéficié d’un suivi psychologique, et 61 enfants ont été vaccinés contre l’hépatite B en février 2007. Six enfants, diagnostiqués positifs, sont actuellement sous traitement.
Formation de l’équipe : pour faire avancer nos enfants, il faut que nous-mêmes progressions ! Deux membres de l’équipe ont bénéficié d’une formation à l’Ecole Internationale de Dhaka. Cette formation, intitulée « les enseignants travaillent ensemble » a pour but de permettre à ceux qui s'occupent d'enfants en difficulté de partager leur expérience, et aussi d’acquérir de nouvelles méthodes de travail. Elle s’est révélée extrêmement enrichissante pour nos deux enseignantes, dont l'une a reçu le prix de la meilleure élève ! Nous espérons que nos autres formateurs pourront en bénéficier à leur tour dans les prochains mois. Actuellement, l’équipe bénéficie aussi de trois cours d’anglais par semaine, qui sont dispensés par une bénévole venue de France, Nathalie. Les progrès sont déjà là !
Centre d’hébergement : le déménagement dans notre nouveau Foyer constitue une étape importante pour notre association puisque cela nous permet d’augmenter de manière importante notre capacité d’accueil. 22 garçons et 18 filles y résident actuellement. Le quotidien de ces enfants plus nombreux devenant plus compliqué à gérer, une femme de ménage a été engagée à temps plein. Par ailleurs, les enfants les plus âgés sont aussi mis à contribution. Ceci permet de mieux encadrer les plus jeunes tout en responsabilisant mieux les adolescents.
Sorties : plusieurs excursions ont été organisées ces derniers mois. Les enfants sont allés au zoo de Mirpur en janvier et en février, ils ont participé à un festival au jardin botanique. Les garçons ont aussi pris part à un tournoi de football fin janvier. Ils meurent d’envie de jouer avec le ballon que Zinédine Zidane leur a dédicacé. Nous préférons évidemment le garder en lieu sûr !
Et voici la suite des biographies des enfants du Foyer : cette fois Nirob, Borna, Rakib (de gauche à droite) et Halima.


Nirob est un garçon de 12 ans. Il a perdu sa maman à l'âge de 7 ans et habitait avec son père et sa belle-mère. Il a fui leur maison il y a un an pour échapper aux mauvais traitements qu'elle lui infligeait. En arrivant à Dhaka, il a d’abord trouvé un travail dans un petit atelier de mécanique et son employeur lui a généreusement offert toit et nourriture. Ceci étant, le répit fut assez bref car Nirob fut mis à la porte. Il se préparait à affronter la dure réalité de la rue quand il a rencontré Farhad, notre éducateur chargé des visites sur le terrain. Le soir même, Nirob avait rejoint les enfants que nous hébergeons. Pour lui, c’est de loin la meilleure chose qui lui soit arrivée !
Très heureux au foyer, il est extrêmement motivé par les études. Il souhaite profiter de l’opportunité que nous lui offrons d'apprendre un métier qui lui permette de gagner décemment sa vie. Il pourra alors retourner voir sa famille.

Borna est une fillette de 10 ans qui est arrivée dans notre foyer fin décembre. Borna a une soeur, de 2 ans son aînée, issue du premier mariage de son père, et deux demi-frères. Ses parents ont divorcé lorsqu’elle avait six mois. D’abord très bien accueillies par la belle-mère, les deux fillettes ont dû faire face à des mauvais traitements croissant au fur et à mesure que les garçons grandissaient. Finalement, leur belle-mère a quitté le foyer. Face à l’impossibilité financière de subvenir aux besoins de ses filles, le père de Borna nous a confié sa cadette, tandis que l’aînée était prise en charge par une tante. Borna est heureuse au foyer mais sa soeur lui manque. Son plus grand souhait serait qu'elle la rejoigne au foyer afin qu’elle aussi ait la chance d’étudier. C'est en effet très important aux yeux de Borna, qui souhaite devenir médecin. Elle est bien consciente que le chemin sera long et semé d’embûches. Mais sa motivation est la plus forte : elle ne veut pas rester démunie face à la maladie de son père, qui souffre de diabète et d’hypertension.

Rakib a 7 ans. Il vivait dans la rue depuis la mort de son père et le remariage de sa mère, son beau-père n’ayant pas accepté de le garder sous son toit. Rakib a vécu plusieurs mois avec ses frères au terminal de bus de Gabtali. Il collectait alors les papiers et vieux métaux qu’il revendait ensuite. La fratrie gagnait ainsi une centaine de takas par jour, soit environ 1€, ce qui lui permettait d’acheter un peu de nourriture.
Rakib et son frère sont arrivés au foyer il y a environ 3 mois et cela faisait longtemps qu’ils vivaient dans la rue. Rakib n’est pas différent des autres enfants de son âge. Il imagine et raconte des histoires dans lesquelles il terrasse les méchants ou du moins leur échappe... Il aime les légumes et le lait (ce qui est plutôt rare chez nos enfants, les laitages ne faisant pas partie de la culture du pays), et son rêve est de posséder sa propre batte de criquet !

Halima est une fillette de 10 ans que nous aidons depuis un peu plus d’un an. Lorsque nous l’avons rencontrée, Halima venait d’être diagnostiquée avec une tumeur du système immunitaire, qui lui valait une excroissance très visible au cou. Ses parents, trop pauvres pour financer le traitement, avaient lancé un appel aux dons dans la presse. Mais celui-ci étant resté sans réponse, le docteur qui soignait Halima nous avait sollicités. Nous avons aussitôt pris en charge son traitement et lancé un nouvel appel qui a été plus efficace : très rapidement l’Ecole Internationale Sunbeam s’est manifestée, donnant 50 000Tk, ce qui finance à présent sa chimiothérapie. Halima va maintenant beaucoup mieux mais des séances de radiothérapie seront encore nécessaires durant un an.

Chers parrains et marraines, ces enfants démunis sont aussi les vôtres. Au fil de nos lettres semestrielles, vous les connaîtrez bientôt tous. Ils comptent sur vous : d’avance, un grand merci de leur part.


Road# 5, House # 16, Block F, Mirpur # 2 – Dhaka - Bangladesh
Tel: 9010863. Mobile phone: 01819 26 43 87
Contacts : ongpartenaires@yahoo.fr ; dhakastreetchildren@yahoo.com ; maerachol@bdonline.com Sites internet : http://www.partenaires-association.org/ ; http://www.dhakastreetchildren.org/