jeudi 5 juin 2008

Barcelone

10 days or so in Barcelona. Pas le temps de découvrir la ville ou pas pris le temps mais quand même pris le temps de nager dans la piscine rooftop de l’hôtel Princess (c’était froid quand même parce que pas chauffé), d’aller courir le long du littoral et de faire le marché avec ma collègue Caro.
La seule chose dont on ait véritablement profité sera les restaurants. Mention spéciale au Tragaluz, dans une petite ruelle donnant sur le Paseau de Gracia : une entrée qui paie pas de mine, un beau toit tout en verre et des plats incroyables. Mise en scène de tomates, soupe de noisettes avec sorbet mandarine et mousse de turon et autre. Je n’ai jamais mangé un aussi bon sorbet!!! Le reste était aussi très bien, notamment les tapas. Une excellent bacalau à ce petit resto près de mon Agut qui affichait complet. Et puis des tapas sur des places sympas. Les soirées étaient bien sympas et espagnolement tardives. Les matins sont devenus atroces et je commence à me rendormir après le réveil. Il est temps que ça s’arrête.
J’aurai testé 4 hôtels en 1 séjour et le Solmélia de l’avenida Sarria remporte le concours haut la main. Il est suivi de l’aparthotel mariano cubi, à deux pas du bureau. Le Princess est pas mal mais pas à la hauteur du site web. Je ne parle pas du Tryp Apollo qui n’a de bien que la terrasse-jardin du petit-déj. Enfin bon, avec tout ça, vous ne vous en sortirez pas au moins de 130€ par nuit. Voyageurs fauchés, passez votre chemin.

Wondering somewhere in the sky...

Le blog est un outil étrange où l’on se raconte en pensant que cela aura un intérêt pour les autres. Il y a un côté narcissique qui me pose un problème, un aspect ludique, amusant, celui de raconter, en espérant faire rire, toucher, réfléchir.
J’ai pour l’instant partagé mes voyages, mes coups de gueule, mes (mes)aventures. Et voilà que tout d’un coup, je me dis que je pourrai vous raconter à quoi ressemblent mes dernières semaines. Peut être parce que je ne sais pas ce qu’il faut en penser, peut être pour en faire réfléchir d’autres. Bref, pas facile de se lancer mais bon, cet ordi devant moi, ce mal de tête qui m’empêche de me reposer et puis un mail de Max me demandant des nouvelles auront sans doute fini de me convaincre…
Il faut que je vous dise : il y au moins 6-7 écrits où je voulais vous faire partager de beaux moments qui attendent d’improbables photos et une publication. Je ne suis finalement pas un écrivain régulier et décidément pas quelqu’un qui sait prendre le temps. Et c'est sans doute ce constat d’échec qui me motive à vous écrire ce soir. Il est temps d’inverser la vapeur, paraît-il… Pourquoi je n’y arrive pas ? Ces dernières semaines me paraissent un condensé de tout ce que j’avais dit que je ne ferai plus.

Dans cette confusion qui règne dans ma tête, on trouverait pêle-mêle des pourquoi travaille-je autant ? voyage-je autant ? qu’est ce que cela m’apporte-t-il ? pourquoi tout ça ? cela peut-il me rendre heureuse ? pourquoi m’investis-je autant dans mon travail et si peu dans ma vie privée ? Bien des questions sans réponse, bien des questions difficile à formuler, à coucher sur les touches de mon ordinateur.
Au fond, je ne sais pas si c’est vraiment cela qui tourne dans ma tête. Que sais-je ?
Depuis que je suis rentrée, je suis en déplacement permanent ou presque. Dans un challenge permanent ou presque : entretiens, discussions avec des big boss, visibilité. Cela fait 3 semaines que je côtoie des gens influents dans ma boîte et dans mon secteur. Cela a un côté grisant et un aspect futile. Grisant parce que j’ai l’impression de réussir (à quoi ? ), futile parce qu’au fond, je ne sais pas vraiment ce qui me pousse à faire tout cela. Une ambition dévorante ? un modèle dont je ne me suis pas séparée ? je ne sais pas.
De Berlin à Barcelone, cela fait 3 semaines que j’habite dans des hôtels 3-4 étoiles, que je compare les buffets du petit-déj, me lève tôt, me maquille parfois, passe mes soirées à tester des restos avec des collègues. Dis comme ça, ça fait pas envie.
Et puis il y a le côté qui fait que je continue, cette chance qu’il me semble avoir de voyager dans tant de confort, de rencontrer des gens de tout bord, des anglais jeunes et super drôles avec qui j’ai fait la fête jusqu’à 4h du mat, mes collègues français super sympas et très ouverts, et tant d’autres. La vie chez A. , c’est quand même bien.
Work hard, play hard. C’est la devise de je ne sais plus quel MBA et elle colle assez bien à ma vision des choses. Tout dans la démesure. Certains, ici, souriront. Oui, c’est sans doute beaucoup moi. J’échoue à changer et à devenir quelqu’un de mesuré.

Wondering somewhere in the sky ? Non pas que mes pensées m’échappent et que je plane au sens figuré (quoi que ;-)) mais tout simplement parce que je profite d’un vol Barcelone-Stuttgart pour me raconter.