Quelques unes des derniers peripeties
Coupure de courant au moment ou je me mettais a vous ecrire. L’ordinateur fraichement reinstalle n’a pas sauve automatiquement. Tant pis, je m’y remets…
Voila donc pres d’une semaine que je vous ai quitte. Demain sera le jour anniversaire de mon depart.
Enfin ?, je ne sais plus le nombre de semaines qui se sont ecoulees. En recomptant, on est a 6. 1mois et demi donc…
Enfin, il semble que je decroche un peu de ma vie de parisienne… Certains vont sourire a la lecture de cette ligne. Cela ne fait-il pas un mois et demi justement que je n’arrive pas a decrocher ? Peut etre… Mais ce qui est sur, c’est que les choses se calment.
Voyez vous meme. Je suis moins sur le blog et toujours aussi en retard dans mes mails. Je devrais avoir fini les entretiens. La suite sera pour septembre, si necessaire…Bientot aussi, je quitterai le foyer. Cela sera plus dur, d’autant que je n’ai pas vu le temps passer… On me demande deja si je leur ecrirais et si je repenserais a eux une fois rentree…J’ai essaye de leur expliquer que certaines des choses que je vis ou vois ici sont inoubliables. Je ne sais pas si le message est passé…Bref, je ne vous raconterai pas aujourd’hui les quelques soirees exceptionnelles que j’ai passees ici, ce sera pour plus tard. Je vais plutot vous faire un petit resume de ces derniers jours pour combler le trou temporel qu’auront constate les fideles lecteurs…
Une petite anecdote en attendant. A l’heure ou je vous ecris, il m’arrive d’inserer inconsciemment des accents. Sachant que j’ai toujours le meme clavier, je vous avoue que le phenomene me depasse largement. Bref, les accents, je sais les faire mais comme j’aime pas specialement faire des ctrl 0233 toutes les minutes, vous vous en passerez, hein !
Donc je vous ai quitte, j’etais a l’aeroport de Dhaka. Je venais de me faire arnaquer en voulant acheter des gateaux locaux pour mon petit dej. Il y avait marque 400 taka le kilo. Je prends 9 gateaux (taille d’un gateau qu’on trouve dans les salons de the arabes). Je m’en sors pour …450 Tk. Cherchez l’erreur ??? La vendeuse m’a bien entendu dit que c’etait 50 Tk la piece… Allez, c’est pas grave, c’est trop tard. A ce prix la, j’aurais pu devalise la patisserie de Mirpur 2…
Passage par le café internet avant d’attendre une bonne heure qu’il veuille bien proceder a l’embarquement. Comme a l’aller, beaucoup de Bengalis immigres sur le vol. J’ai du coup la chance, en tant qu’une des rares blanches, de passer devant tout le monde… Egalite vous avez dit ???
Coup de bol dans l’avion, je me trouve sur une rangee cote fenetre avec 0 voisins. Trois sieges pour dormir et rattraper un peu cette nuit trop courte. Une fenetre pour voir l’arrivee sur Dubai. Nous survolons le desert. D’abord, un jaune ocre pas folichon du tout, avec ce qui me semble quelques pistes. Puis du rouge, une grande ligne avec ce qui me semble etre moults parkings. Serait-ce une frontiere et des postes de garde ? Car après la ligne, les routes se font nombreuses et des lignes noires serpentent et se terminent sans point final au milieu des etendues desertiques. La civilisation ne doit pas etre loin… Quelques minutes d’avion plus tard, les maisons se densifient. Des habitations toujours sur le mode pays en voie de developpement : inachevees, les ferailles a l’air… Bientot des palaces des mille et une nuits, quelques piscines… Un brouillard, du a la chaleur ? Dans ces pays, la terre vue du ciel est assez monochrome. Pourtant, a cet instant, je donnerai cher pour pouvoir passer ma vie a voyager et decouvrir ces contrees lointaines…
Atterissage a Dubai avec au loin ce downtown qui fait le tour du monde. Au retour, j’ai trouve la bonne comparaison: le Los Angeles du Moyen Orient. Sortie de l’avion et après passage a la securite, je me retrouve nez a nez avec de gigantesques palmiers qui envahissent le hall de l’aeroport… Pas grand chose a cet etage mais en bas, c’est une sorte de supermarche luxueux grouillant de touristes qui, comme moi, ont du temps a tuer (elle est bizarre cette expression, non ? Comme si on avait trop de temps alors que je passe ma vie a grapiller les minutes….). Bref, je repere ce que je pourrais acheter au retour, m’offre le kit d’adaptateurs qui me permettra de charger mon Ipod partout dans le monde, et file embarquer sur le vol pour Frankfurt.
Etait-ce la fatigue ? Je n’ai qu’un vague souvenir de la suite. Il a fallu a vrai dire endurer une heure d’attente au sol, l’avion connecte au terminal donc sans clim. Dehors, il fait 42degres. Dans la cabine, je dirai qu’il en fait plus de 30… Heureusement, la encore, je me gere une rangee de 4 sieges. Je m’allonge et essaie de sombrer dans les bras de Morphee pour oublier le fait que je transpire sans faire d’effort… L’hotesse me reveille pour manger et je ne me rappelle pas de l’arrivee. Ce devait etre bien ;-)
Quand je regarde l’heure dans le terminal 1 de Frankfurt airport, il est 21h et j’ai du mal a y croire. Je pensais pouvoir me coucher tot. Rate…! Il me reste a trouver le Sheraton, au bout de longs couloirs finalement assez caracteristiques de cet aeroport. Arrivee dans ma chambre tout luxe comparee a ce que je vis depuis un mois, je repars pour piller le rayon fruit du supermarche. Des fraises, des abricots, des nectarines!!! Miam miam !!! Et puis au resto, ce sera… du foie, ben ouais, ca je mange pas ici… !!!???
Reveil le lendemain car il me faut gerer cette histoire de papier pour la conference Microtas. La deadline est dans 2 jours et je n’ai toujours pas finalise a cause du mechant virus. Apres moults quiproquos et prise de tete avec une receptionniste qui me semble bien incapable, m’y voila, je suis connectee sur un ordi avec Word et des ports USB. Au milieu de cela, remue-menage car le Sheraton ne peut nettoyer mon tailleur fait sur mesure. Je n’arriverai pas a comprendre si le nettoyage a sec est tombe en panne ou si c’est juste qu’ils ont peur de l’abimer. Je repartirai avec un chemisier nettoye aux frais de la princesse et un tailleur en l’etat de Dhaka, i.e. un peu poussiereux.
Quelques detours dans les longs couloirs de l’aeroport plus tard, je me retrouve dans la gare. Et la, c’est a croire que j’ai laisse mon cerveau au Bangladesh. Incapable de comprendre comment ca marche… Je vais d’abord au guichet pour retirer les billets. Pas de bol, les billets ne se retirent pas au guichet. Mais la vendeuse fait preuve de suffisamment de condescendance pour m’accompagner a la borne de retrait et m’aider a recuperer les billets. Je sors de la guerite en plein soleil et non climatisee (mais c’est qu’il ferait plus chaud en Allemagne qu’au Bangladesh ???) et me rends compte que je ne sais pas ou et quand par le train. J’essaie de comprendre les panneaux d’affichage mais non, rien n’y fait. Je me rends a un autre comptoir. Ok, quai 5. Je descends donc sur la voie 5. Et la, beau gosse allemand en vue. Parfois, ca a du bon les retours en Europe ;-) Le prochain train est a 14h42. Le voila, il arrive. Comme je suis un peu stressee, je demande a la controleuse. Ok, c’est pas ce train, c’est le prochain. Le train repart et voila que 14h45 passent. Ah zut, il me semblait que mon train etait a 14h45. Je comprends que le prochain train quai 5 est a 14h48. Karlsruhe n’est pas indique… Humm, me serais-je plantee ??? Comme je ne veux pas admettre que je suis une parfaite touriste jetlaggee, je me dirige vers la borne marquee SOS, renseignements. Mon cas n’est il pas desespere ??? J’appuie sur le bouton. Quelques secondes suffisent pour que je sois morte de honte. Le truc se met a sonner, personne ne repond et tout le monde entend la sonnerie… Je m’eloigne le plus discretement possible de la borne, rompt l’intimite de ce qui me semblait etre un couple de controleurs mais qui n’en est pas un. Bon d’accord, je peux prendre le train suivant, changer a la premiere grande gare et arriver a Karlsruhe…
Le train arrive. 1h après, je suis a l’office du tourisme de Karlsruhe. Le temps de faire la queue derriere des gens qui ne sont decidement pas presses, je me rends compte en comparant l’adresse sur mon petit papier et la grande carte murale affichee sous mes yeux que le Radisson ne semble pas etre dans le centre ville. Ca se confirme et c’est meme pire: il faut prendre un taxi et c’est a 15min en voiture du centre…Ok, je me reposerai…
Bref, arrivee au Radisson paume au milieu des champs, je fais l’enquiquineuse de premiere. Reprenons. Premiere ouverture de porte: la chambre donne sur le parking et a deux lits doubles. Je redescends. Vous auriez pas une chambre avec un grand lit et vue sur jardin ? Pas de grand lit et parking plus tranquille que jardin jouxtant l’autoroute. Je remonte. Et redescends. Vous pouvez nettoyer mon tailleur ? Vous prenez la carte AF ? Je reviens avec ma carte AF. Entre temps, j’apprends que non, decidement, pas possible de nettoyer mon tailleur, soit disant trop beau pour etre lave a la main. Je ne leur dirai pas que je l’ai paye 10euros…!!! Et vous avez un ordinateur ? 20euros de l’heure… Ah bah, je crois que je vais m’en passer alors !? Et l’estheticienne, elle est pas la ? Ah non, bon tant pis. Je me ferai de belles jambes toute seule alors. Au passage, je decouvre qu’il y a une piscine. J’ai pas tout perdu ;-)
Petit repas a base d’asperges et conversation bien sympathique avec le serveur qui parle entre autres francais, anglais, allemand. Petit coup de fil a MAMAN et hop, dodo, il s’agirait d’eviter le look de panda que je me traine depuis plusieurs jours…
Reveil Jeudi matin. Rate. J’ai de grosses poches et des traits bleus sous les yeux. Une bonne douche. J’attrape une carte qui ressemble a la cle de la chambre et je sors a la recherche de glacons pour tester la technique maman: “passe toi un glacon sur la figure ma fille et tu auras une mine superbe”. La porte claque, je regarde ce que j’ai a la main. Le verre pour les glacons et, oh, oups, ma carte air france. Je suis coincee dehors…
Petit passage a la reception histoire de remettre une couche au staff du matin. Oui, bonjour, c’est Nathalie B. Voila, est-ce que vous auriez des glacons et est-ce que vous pourriez me donner une cle ? Je me suis enfermee dehors… Un seau de glacons plus tard, je teste la technique maman. Non, ma mine de panda ne disparait pas au contact du froid. Tant pis!
L’heure tourne et un buffet gargantuesque m’attend. Delectation de cereales. Comme une enfant, je mélange muesli, pignons, muesli chocolate et autre… Miam miam!!! Encore des fruits, un petit gateau, des fruits, jus vitamine et un the plus tard, time to dress up! Hop hop, j’enfile mon tailleur. Bien entendu, grand dilemne de derniere minute sur le choix du top et du collier ;-) La, me voila paree.
Reste un probleme et non des moindres, le sac a main !!! Trop econome que je fus, je n’en ai pas pris pour mon voyage aventurier en Asie. J’ai depuis achete un grand cabas en paille. N’ayant que ca, j’y jette mon bazar. Essayage. Bouh diou, ca jure a mourir. Re-passage par la reception. Ah oui, au fait, vous oubliez pas de prendre mon RDV chez le medecin. Et puis, je suis vraiment tres genee de vous demander ca mais est-ce que vous auriez un sac a main a me preter ??? J’explique a cette ravissante demoiselle mon gros probleme : je peux pas aller a mon entretien avec mon cabas moche et mon beau tailleur. Voila, la dame est bien sympa et elle a fait ce que je voulais: elle me prete son sac! Oui mais, il est tout petit tout riquiqui et donc tout n’y rentre pas. Tant pis, pas le temps, je garde une partie de ma lecture (mes notes sur les entretiens precedents, pas encore relues!!!) a la main et je jette l’autre en vrac dans le mini-sac. En route vers Agilent! C’est sans compter sur le fait qu’a force d’etre en retard, je me suis fait piquer mon taxi. Pas grave, j’en prends un autre. J’arrive la bas et la dame a l’accueil est tres aimable puisqu’elle me debarasse du tas de journaux plus parapluie qui m’encombre les mains. Ca y est, j’ai mon look de business woman.
Un tour aux toilettes après, je rencontre Lucca, qui sera peut etre bientot mon boss. Un italien pas aussi beau que ce que je pensais mais tres sympa. 1h40 apres et beaucoup de questions posees, je ressors. Je n’en dirai pas plus parce que je n’ai pas passé suffisamment d’entretiens pour savoir si je l’ai reussi ou pas. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il voudrait que je travaille a Paris. Une grande source de remise en question en ce qui me concerne…
Retour a l’hotel. Ils sont en train de negocier un RDV avec un medecin. Ben oui, cette histoire de doigt a faire verifier…Je suis la ? Euh oui … Je peux partir tout de suite ? Euh, oui, le temps d’enfiler un jean et un haut. Hop, hop, tenue de combat derriere moi et tenue sport enfilee pour affronter la pluie, je prends 30 euros a la reception parce que je n’ai plus un sou et saute dans le taxi.
Arrivee chez le medecin. Avez vous le formulaire E je sais pas quoi ? Euh, non ? Avez vous votre carte d’assurance ? Oui, euh non, je reviens du Bangladesh et je l’ai pas emmene parce que la bas ca sert pas a grand chose… Les regards s’assombrissent et meme si le staff d’accueil ne parle pas anglais, je comprends rapidement avec mes notions d’allemand que cela pose un probleme. Mais c’est quoi le probleme si je paie ???? Vous payez ? Ben, si y’a pas d’autres solutions, oui, je paie ! Trop longtemps après a mon gout, me voila dans une petite salle. Une dame arrive et commence a preparer des seringues. Euh, c’est pour moi ? Non. Ah, ouf…
Finalement, un bonhomme de medecin debarque. Quand il comprend que je baragouine l’allemand, c’est la fin des haricots ! Mon medecin cense parler anglais parle moins bien anglais que je ne parle allemand. Le reste de la visite se fait principalement en allemand. Je ne comprends donc pas grand chose a part que c’est pas casse, que c’est un ligament que j’ai abime. Qu’il faut 6 semaines en tout donc encore 3 semaines. Une avec attelle bionique et deux avec strap de schtroumpf ! Car MONSIEUR ne trouve rien de mieux que de me montrer comment je peux me debarasser de mon attelle bionique en me strappant l’index avec un sparadrap bleu tout moche. Et ben tu sais quoi, je prefere mon attele !!!
20 euros en moins (bizarrement, au depart c’etait 16euros mais comme j’avais pas la monnaie, ils se sont rendu compte qu’ils avaient oublie de me facturer le rouleau de sparadrap bleu moche- un genereux cadeau, croyais-je- voila, ca fait 20 euros), je marche a travers Ettlingen, grimpe dans le tram pour Karlsruhe sans ticket (bad girl !) et me retrouve a Karlsruhe.
Une pause marche plus tard pour achat imperatif de cerises et abricots, je pars en quete d’une carte telephonique et d’un café internet. Ben ouais, ce fameux papier a envoyer… Je passerai une grande partie de mon après-midi a travailler et/ou appeler la famille. Alors que la fatigue me tombe dessus et que la soiree avance, je decide de commencer les achats de ce que je dois ramener. Je trouve facilemenent les medicaments de Kiranne mais rentrerai sans mon brumisateur ni mon filtre Katadyn… L’un etait trop cher en Allemagne, l’autre introuvable sur mon passage.
21h30, je suis de retour a l’hotel et succombe aux sirenes de la piscine. Bikini enfile, je retrouve avec un bonheur indicible la joie de flotter dans l’eau. Decidement, c’est mon element!!! Je suis tellement bien que j’ai presque envie de chanter des airs d’opera… Ca restera, heureusement, dans ma tete…
22h. Je prefere retourner dans la chambre pour parler boulot avec ma chef plutot que de me faire ejecter comme une malpropre de la piscine. Une douche chaude plus tard, je fais un long girly point avec Marie-Claude. Puis pause Flammenkuche. Demain, le retour…
Vendredi matin. Retour du grand buffet et je prends tout mon temps pour en profiter. Cereales, oeufs, jus d’orange presse, Earl Grey delicieux. C’est plutot pas mal les grands hotels tout frais payes ;-) Mais il faut y aller. Ou est mon portable Bengali ??? Je fouille, ne le trouve pas. L’aurais-je perdu ??? J’alerte la receptionniste, prends leur carte de visite et file en taxi chercher mon filtre pour l’eau. Peine perdue. Il est l’heure d’attraper le train. Je retrouve mon telephone au fond de ma valise. Arrivee a Frankfurt. Passage par le Sheraton pour leur rendre leurs cintres (un peu d’honnetete quand meme) et embarquement. Le temps de choisir un magazine avec plein de photos de fringues pour expliquer au tailleur bangla ce que je veux (collections hiver milan, NY, y’a pire ;-)), je me retrouve sous douane. Et la, rien a faire n’y a acheter a part des kinder pour les enfants et du Lindt pour miss K. Enfin, l’heure du depart.
La foret noire defile sous mes yeux et puis je vais me coucher. Une grande rangee juste pour moi. Voila, je suis a Dubai. Tiens mais au fait, qu’ai-je fait de mon duty free Ipod ? Toujours pas retrouve a ce jour. Decidement, je suis crevee... Une bouteille d’Evian, un frappucino, un passage par le cafe internet gratuit, me voila dans l’avion pour Dhaka. Je me rends compte, oh drame, que j’ai du faire tomber mon doudou nature et decouvertes (oui, pour les connaisseurs, mon nounours magique qui fait dormir..) dans l’avion precedent... On ne rigole pas avec un doudou. J’interpelle le staff. Non, trop tard pour verifier avec l’avion precedent. Too bad... 3 fauteuils pour moi. Encore du sommeil. Arrivee a Dhaka. Je laisse un roman a l’equipage pour essayer de les persuader de me ramener nounours sur un prochain vol.
Sur Emirates, y’a plus d’europeens que sur Kuwait Airlines. Contrairement a l’aller, je dois faire la longue queue a l’immigration. Le temps de regretter de ne pas faire partie d’une de ces familles nombreuses: quand vous croyez avoir devant vous 5 personnes, vous vous retrouvez avec au bas mot, 10 fois plus. Et ouais, c’est la famille...Finalement, je passe la douane, recupere ma valise et sors chercher mon CNG, comme une grande. Je ne me fais rien voler et resiste aux appels des taxis arnaques. Ouf!
Direction Baridhara car j’ai pas mal d’affaires a recuperer ches Kiranne.Il est 10h. Kiranne dort mais Emily, sa coloc americaine, m’accueille. Elle me laisse meme sa chambre pour me reposer.
Quelques heures apres, c’est le Noel de miss K ;-) Ce sera ensuite girl’s talk, pause dejeuner au Kusturi, pause mail au cofi 11. Je commence a rendre l’ame. Il est temps de passer au pressing puis chez miss K. et de rentrer...
J’ai vraiment beaucoup d’affaires et il me faut un vrai Yellow Cab. C’est un peu difficile a trouver mais les agents de securite de Baridhara, quartier des ambassades, m’aident et c’est bien cool. Un grand chambardement plus tard, je me retrouve avec un taxi qui veut me faire passer par des routes que je connais pas. Etant donne le chargement (en gros, tout ce que j’ai de valeur plus l’ordi), hors de questions. Je pense qu’a la fin il etait plutot impressionne que je lui donne l’itineraire en bangla et que je connaisse la route...
Arrivee au foyer. Les enfants viennent m’accueillir, font comprendre au chauffeur qu’il n’aura pas plus que ce que je lui ai laisse. Voila. Y’a pas de mots pour decrire leur generosite. Tout le monde etait au balcon ou presque. Et tout le monde est venu me dire bonjour. Des moments qu’on oublie pas... Je voulais dormir mais ne resiste pas a passer quelques moments avec eux...
Et nous voila deja hier dans le temps. Reveil apres une bonne grosse nuit et ma mine de panda s’estompe. Ce sera pas mal de trucs perso a gerer par internet plus, oh mauvaise surprise, les residus des virus a combattre... Apres une reinstallation du PC (la 2eme en 10 jours si vous suivez...), me voila paree pour corriger l’article, le vrai, que nous sommes en train de reecrire.Travail acheve tard dans la nuit.
Une nuit quand meme correcte et aujourd’hui, je suis fiere de ma journee. Que du pro ou presque. Envoi des invitations pour la vente de charite qui a lieu... demain !!! (decidement, on n’a pas le meme sens des priorites), corrections des posters, cours d’anglais, travail sur l’enveloppe... Bref, du bon boulot...
Il est maintenant 23h30 (presque 1h a l’heure ou je relis) et mes petits yeux se ferment depuis pres de 30 min. Quand meme, je vais finir. J’aime pas laisser les choses inachevees...-entre temps, point quotidien avec miss K. et encore de grands moments avec les grandes -
Je vous ai presque tout dit sauf le bonheur d’etre a nouveau au milieu de ces enfants. Hier, je leur ai distribue a chacun un kinder (les barres). Vous auriez vu leurs regards!!!! Et quand miss K. a appele, j’en avais trois scotche au portable en train d’essayer de comprendre pourquoi je riais et ce que je disais. C’est pareil ce soir. Tania et Sabina trainent devant la porte ouverte du bureau. Elles ramenent des fleurs superbes avec un parfum incroyable. Elles s’en servent pour faire de la musique. Mais l’arrivee de l’appareil photo en mode camera cassera la magie...Enfin presque car chaque moment de partage via les gestes, les attitudes releve quand meme pour moi beaucoup du miracle.
Decidement, j’ai trouve ma recette anti-idee noire. Les enfants ! Il parait que c’est de famille ;-) En tout cas, c’est efficace!
Voila, je m’arrete la. Minuit passe et demain sera une longue journee, vente de charite oblige.Il y aurait sans doute encore mille et un petits details a vous raconter. Autant de moments de plaisir ici. Plus les conversations quotidiennes avec miss K., ma copine du bangladesh, comme elle aime a dire de moi ;-) Mais je vous laisse regagner vos penates, je vais rejoindre Morphee ...
Voila donc pres d’une semaine que je vous ai quitte. Demain sera le jour anniversaire de mon depart.
Enfin ?, je ne sais plus le nombre de semaines qui se sont ecoulees. En recomptant, on est a 6. 1mois et demi donc…
Enfin, il semble que je decroche un peu de ma vie de parisienne… Certains vont sourire a la lecture de cette ligne. Cela ne fait-il pas un mois et demi justement que je n’arrive pas a decrocher ? Peut etre… Mais ce qui est sur, c’est que les choses se calment.
Voyez vous meme. Je suis moins sur le blog et toujours aussi en retard dans mes mails. Je devrais avoir fini les entretiens. La suite sera pour septembre, si necessaire…Bientot aussi, je quitterai le foyer. Cela sera plus dur, d’autant que je n’ai pas vu le temps passer… On me demande deja si je leur ecrirais et si je repenserais a eux une fois rentree…J’ai essaye de leur expliquer que certaines des choses que je vis ou vois ici sont inoubliables. Je ne sais pas si le message est passé…Bref, je ne vous raconterai pas aujourd’hui les quelques soirees exceptionnelles que j’ai passees ici, ce sera pour plus tard. Je vais plutot vous faire un petit resume de ces derniers jours pour combler le trou temporel qu’auront constate les fideles lecteurs…
Une petite anecdote en attendant. A l’heure ou je vous ecris, il m’arrive d’inserer inconsciemment des accents. Sachant que j’ai toujours le meme clavier, je vous avoue que le phenomene me depasse largement. Bref, les accents, je sais les faire mais comme j’aime pas specialement faire des ctrl 0233 toutes les minutes, vous vous en passerez, hein !
Donc je vous ai quitte, j’etais a l’aeroport de Dhaka. Je venais de me faire arnaquer en voulant acheter des gateaux locaux pour mon petit dej. Il y avait marque 400 taka le kilo. Je prends 9 gateaux (taille d’un gateau qu’on trouve dans les salons de the arabes). Je m’en sors pour …450 Tk. Cherchez l’erreur ??? La vendeuse m’a bien entendu dit que c’etait 50 Tk la piece… Allez, c’est pas grave, c’est trop tard. A ce prix la, j’aurais pu devalise la patisserie de Mirpur 2…
Passage par le café internet avant d’attendre une bonne heure qu’il veuille bien proceder a l’embarquement. Comme a l’aller, beaucoup de Bengalis immigres sur le vol. J’ai du coup la chance, en tant qu’une des rares blanches, de passer devant tout le monde… Egalite vous avez dit ???
Coup de bol dans l’avion, je me trouve sur une rangee cote fenetre avec 0 voisins. Trois sieges pour dormir et rattraper un peu cette nuit trop courte. Une fenetre pour voir l’arrivee sur Dubai. Nous survolons le desert. D’abord, un jaune ocre pas folichon du tout, avec ce qui me semble quelques pistes. Puis du rouge, une grande ligne avec ce qui me semble etre moults parkings. Serait-ce une frontiere et des postes de garde ? Car après la ligne, les routes se font nombreuses et des lignes noires serpentent et se terminent sans point final au milieu des etendues desertiques. La civilisation ne doit pas etre loin… Quelques minutes d’avion plus tard, les maisons se densifient. Des habitations toujours sur le mode pays en voie de developpement : inachevees, les ferailles a l’air… Bientot des palaces des mille et une nuits, quelques piscines… Un brouillard, du a la chaleur ? Dans ces pays, la terre vue du ciel est assez monochrome. Pourtant, a cet instant, je donnerai cher pour pouvoir passer ma vie a voyager et decouvrir ces contrees lointaines…
Atterissage a Dubai avec au loin ce downtown qui fait le tour du monde. Au retour, j’ai trouve la bonne comparaison: le Los Angeles du Moyen Orient. Sortie de l’avion et après passage a la securite, je me retrouve nez a nez avec de gigantesques palmiers qui envahissent le hall de l’aeroport… Pas grand chose a cet etage mais en bas, c’est une sorte de supermarche luxueux grouillant de touristes qui, comme moi, ont du temps a tuer (elle est bizarre cette expression, non ? Comme si on avait trop de temps alors que je passe ma vie a grapiller les minutes….). Bref, je repere ce que je pourrais acheter au retour, m’offre le kit d’adaptateurs qui me permettra de charger mon Ipod partout dans le monde, et file embarquer sur le vol pour Frankfurt.
Etait-ce la fatigue ? Je n’ai qu’un vague souvenir de la suite. Il a fallu a vrai dire endurer une heure d’attente au sol, l’avion connecte au terminal donc sans clim. Dehors, il fait 42degres. Dans la cabine, je dirai qu’il en fait plus de 30… Heureusement, la encore, je me gere une rangee de 4 sieges. Je m’allonge et essaie de sombrer dans les bras de Morphee pour oublier le fait que je transpire sans faire d’effort… L’hotesse me reveille pour manger et je ne me rappelle pas de l’arrivee. Ce devait etre bien ;-)
Quand je regarde l’heure dans le terminal 1 de Frankfurt airport, il est 21h et j’ai du mal a y croire. Je pensais pouvoir me coucher tot. Rate…! Il me reste a trouver le Sheraton, au bout de longs couloirs finalement assez caracteristiques de cet aeroport. Arrivee dans ma chambre tout luxe comparee a ce que je vis depuis un mois, je repars pour piller le rayon fruit du supermarche. Des fraises, des abricots, des nectarines!!! Miam miam !!! Et puis au resto, ce sera… du foie, ben ouais, ca je mange pas ici… !!!???
Reveil le lendemain car il me faut gerer cette histoire de papier pour la conference Microtas. La deadline est dans 2 jours et je n’ai toujours pas finalise a cause du mechant virus. Apres moults quiproquos et prise de tete avec une receptionniste qui me semble bien incapable, m’y voila, je suis connectee sur un ordi avec Word et des ports USB. Au milieu de cela, remue-menage car le Sheraton ne peut nettoyer mon tailleur fait sur mesure. Je n’arriverai pas a comprendre si le nettoyage a sec est tombe en panne ou si c’est juste qu’ils ont peur de l’abimer. Je repartirai avec un chemisier nettoye aux frais de la princesse et un tailleur en l’etat de Dhaka, i.e. un peu poussiereux.
Quelques detours dans les longs couloirs de l’aeroport plus tard, je me retrouve dans la gare. Et la, c’est a croire que j’ai laisse mon cerveau au Bangladesh. Incapable de comprendre comment ca marche… Je vais d’abord au guichet pour retirer les billets. Pas de bol, les billets ne se retirent pas au guichet. Mais la vendeuse fait preuve de suffisamment de condescendance pour m’accompagner a la borne de retrait et m’aider a recuperer les billets. Je sors de la guerite en plein soleil et non climatisee (mais c’est qu’il ferait plus chaud en Allemagne qu’au Bangladesh ???) et me rends compte que je ne sais pas ou et quand par le train. J’essaie de comprendre les panneaux d’affichage mais non, rien n’y fait. Je me rends a un autre comptoir. Ok, quai 5. Je descends donc sur la voie 5. Et la, beau gosse allemand en vue. Parfois, ca a du bon les retours en Europe ;-) Le prochain train est a 14h42. Le voila, il arrive. Comme je suis un peu stressee, je demande a la controleuse. Ok, c’est pas ce train, c’est le prochain. Le train repart et voila que 14h45 passent. Ah zut, il me semblait que mon train etait a 14h45. Je comprends que le prochain train quai 5 est a 14h48. Karlsruhe n’est pas indique… Humm, me serais-je plantee ??? Comme je ne veux pas admettre que je suis une parfaite touriste jetlaggee, je me dirige vers la borne marquee SOS, renseignements. Mon cas n’est il pas desespere ??? J’appuie sur le bouton. Quelques secondes suffisent pour que je sois morte de honte. Le truc se met a sonner, personne ne repond et tout le monde entend la sonnerie… Je m’eloigne le plus discretement possible de la borne, rompt l’intimite de ce qui me semblait etre un couple de controleurs mais qui n’en est pas un. Bon d’accord, je peux prendre le train suivant, changer a la premiere grande gare et arriver a Karlsruhe…
Le train arrive. 1h après, je suis a l’office du tourisme de Karlsruhe. Le temps de faire la queue derriere des gens qui ne sont decidement pas presses, je me rends compte en comparant l’adresse sur mon petit papier et la grande carte murale affichee sous mes yeux que le Radisson ne semble pas etre dans le centre ville. Ca se confirme et c’est meme pire: il faut prendre un taxi et c’est a 15min en voiture du centre…Ok, je me reposerai…
Bref, arrivee au Radisson paume au milieu des champs, je fais l’enquiquineuse de premiere. Reprenons. Premiere ouverture de porte: la chambre donne sur le parking et a deux lits doubles. Je redescends. Vous auriez pas une chambre avec un grand lit et vue sur jardin ? Pas de grand lit et parking plus tranquille que jardin jouxtant l’autoroute. Je remonte. Et redescends. Vous pouvez nettoyer mon tailleur ? Vous prenez la carte AF ? Je reviens avec ma carte AF. Entre temps, j’apprends que non, decidement, pas possible de nettoyer mon tailleur, soit disant trop beau pour etre lave a la main. Je ne leur dirai pas que je l’ai paye 10euros…!!! Et vous avez un ordinateur ? 20euros de l’heure… Ah bah, je crois que je vais m’en passer alors !? Et l’estheticienne, elle est pas la ? Ah non, bon tant pis. Je me ferai de belles jambes toute seule alors. Au passage, je decouvre qu’il y a une piscine. J’ai pas tout perdu ;-)
Petit repas a base d’asperges et conversation bien sympathique avec le serveur qui parle entre autres francais, anglais, allemand. Petit coup de fil a MAMAN et hop, dodo, il s’agirait d’eviter le look de panda que je me traine depuis plusieurs jours…
Reveil Jeudi matin. Rate. J’ai de grosses poches et des traits bleus sous les yeux. Une bonne douche. J’attrape une carte qui ressemble a la cle de la chambre et je sors a la recherche de glacons pour tester la technique maman: “passe toi un glacon sur la figure ma fille et tu auras une mine superbe”. La porte claque, je regarde ce que j’ai a la main. Le verre pour les glacons et, oh, oups, ma carte air france. Je suis coincee dehors…
Petit passage a la reception histoire de remettre une couche au staff du matin. Oui, bonjour, c’est Nathalie B. Voila, est-ce que vous auriez des glacons et est-ce que vous pourriez me donner une cle ? Je me suis enfermee dehors… Un seau de glacons plus tard, je teste la technique maman. Non, ma mine de panda ne disparait pas au contact du froid. Tant pis!
L’heure tourne et un buffet gargantuesque m’attend. Delectation de cereales. Comme une enfant, je mélange muesli, pignons, muesli chocolate et autre… Miam miam!!! Encore des fruits, un petit gateau, des fruits, jus vitamine et un the plus tard, time to dress up! Hop hop, j’enfile mon tailleur. Bien entendu, grand dilemne de derniere minute sur le choix du top et du collier ;-) La, me voila paree.
Reste un probleme et non des moindres, le sac a main !!! Trop econome que je fus, je n’en ai pas pris pour mon voyage aventurier en Asie. J’ai depuis achete un grand cabas en paille. N’ayant que ca, j’y jette mon bazar. Essayage. Bouh diou, ca jure a mourir. Re-passage par la reception. Ah oui, au fait, vous oubliez pas de prendre mon RDV chez le medecin. Et puis, je suis vraiment tres genee de vous demander ca mais est-ce que vous auriez un sac a main a me preter ??? J’explique a cette ravissante demoiselle mon gros probleme : je peux pas aller a mon entretien avec mon cabas moche et mon beau tailleur. Voila, la dame est bien sympa et elle a fait ce que je voulais: elle me prete son sac! Oui mais, il est tout petit tout riquiqui et donc tout n’y rentre pas. Tant pis, pas le temps, je garde une partie de ma lecture (mes notes sur les entretiens precedents, pas encore relues!!!) a la main et je jette l’autre en vrac dans le mini-sac. En route vers Agilent! C’est sans compter sur le fait qu’a force d’etre en retard, je me suis fait piquer mon taxi. Pas grave, j’en prends un autre. J’arrive la bas et la dame a l’accueil est tres aimable puisqu’elle me debarasse du tas de journaux plus parapluie qui m’encombre les mains. Ca y est, j’ai mon look de business woman.
Un tour aux toilettes après, je rencontre Lucca, qui sera peut etre bientot mon boss. Un italien pas aussi beau que ce que je pensais mais tres sympa. 1h40 apres et beaucoup de questions posees, je ressors. Je n’en dirai pas plus parce que je n’ai pas passé suffisamment d’entretiens pour savoir si je l’ai reussi ou pas. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il voudrait que je travaille a Paris. Une grande source de remise en question en ce qui me concerne…
Retour a l’hotel. Ils sont en train de negocier un RDV avec un medecin. Ben oui, cette histoire de doigt a faire verifier…Je suis la ? Euh oui … Je peux partir tout de suite ? Euh, oui, le temps d’enfiler un jean et un haut. Hop, hop, tenue de combat derriere moi et tenue sport enfilee pour affronter la pluie, je prends 30 euros a la reception parce que je n’ai plus un sou et saute dans le taxi.
Arrivee chez le medecin. Avez vous le formulaire E je sais pas quoi ? Euh, non ? Avez vous votre carte d’assurance ? Oui, euh non, je reviens du Bangladesh et je l’ai pas emmene parce que la bas ca sert pas a grand chose… Les regards s’assombrissent et meme si le staff d’accueil ne parle pas anglais, je comprends rapidement avec mes notions d’allemand que cela pose un probleme. Mais c’est quoi le probleme si je paie ???? Vous payez ? Ben, si y’a pas d’autres solutions, oui, je paie ! Trop longtemps après a mon gout, me voila dans une petite salle. Une dame arrive et commence a preparer des seringues. Euh, c’est pour moi ? Non. Ah, ouf…
Finalement, un bonhomme de medecin debarque. Quand il comprend que je baragouine l’allemand, c’est la fin des haricots ! Mon medecin cense parler anglais parle moins bien anglais que je ne parle allemand. Le reste de la visite se fait principalement en allemand. Je ne comprends donc pas grand chose a part que c’est pas casse, que c’est un ligament que j’ai abime. Qu’il faut 6 semaines en tout donc encore 3 semaines. Une avec attelle bionique et deux avec strap de schtroumpf ! Car MONSIEUR ne trouve rien de mieux que de me montrer comment je peux me debarasser de mon attelle bionique en me strappant l’index avec un sparadrap bleu tout moche. Et ben tu sais quoi, je prefere mon attele !!!
20 euros en moins (bizarrement, au depart c’etait 16euros mais comme j’avais pas la monnaie, ils se sont rendu compte qu’ils avaient oublie de me facturer le rouleau de sparadrap bleu moche- un genereux cadeau, croyais-je- voila, ca fait 20 euros), je marche a travers Ettlingen, grimpe dans le tram pour Karlsruhe sans ticket (bad girl !) et me retrouve a Karlsruhe.
Une pause marche plus tard pour achat imperatif de cerises et abricots, je pars en quete d’une carte telephonique et d’un café internet. Ben ouais, ce fameux papier a envoyer… Je passerai une grande partie de mon après-midi a travailler et/ou appeler la famille. Alors que la fatigue me tombe dessus et que la soiree avance, je decide de commencer les achats de ce que je dois ramener. Je trouve facilemenent les medicaments de Kiranne mais rentrerai sans mon brumisateur ni mon filtre Katadyn… L’un etait trop cher en Allemagne, l’autre introuvable sur mon passage.
21h30, je suis de retour a l’hotel et succombe aux sirenes de la piscine. Bikini enfile, je retrouve avec un bonheur indicible la joie de flotter dans l’eau. Decidement, c’est mon element!!! Je suis tellement bien que j’ai presque envie de chanter des airs d’opera… Ca restera, heureusement, dans ma tete…
22h. Je prefere retourner dans la chambre pour parler boulot avec ma chef plutot que de me faire ejecter comme une malpropre de la piscine. Une douche chaude plus tard, je fais un long girly point avec Marie-Claude. Puis pause Flammenkuche. Demain, le retour…
Vendredi matin. Retour du grand buffet et je prends tout mon temps pour en profiter. Cereales, oeufs, jus d’orange presse, Earl Grey delicieux. C’est plutot pas mal les grands hotels tout frais payes ;-) Mais il faut y aller. Ou est mon portable Bengali ??? Je fouille, ne le trouve pas. L’aurais-je perdu ??? J’alerte la receptionniste, prends leur carte de visite et file en taxi chercher mon filtre pour l’eau. Peine perdue. Il est l’heure d’attraper le train. Je retrouve mon telephone au fond de ma valise. Arrivee a Frankfurt. Passage par le Sheraton pour leur rendre leurs cintres (un peu d’honnetete quand meme) et embarquement. Le temps de choisir un magazine avec plein de photos de fringues pour expliquer au tailleur bangla ce que je veux (collections hiver milan, NY, y’a pire ;-)), je me retrouve sous douane. Et la, rien a faire n’y a acheter a part des kinder pour les enfants et du Lindt pour miss K. Enfin, l’heure du depart.
La foret noire defile sous mes yeux et puis je vais me coucher. Une grande rangee juste pour moi. Voila, je suis a Dubai. Tiens mais au fait, qu’ai-je fait de mon duty free Ipod ? Toujours pas retrouve a ce jour. Decidement, je suis crevee... Une bouteille d’Evian, un frappucino, un passage par le cafe internet gratuit, me voila dans l’avion pour Dhaka. Je me rends compte, oh drame, que j’ai du faire tomber mon doudou nature et decouvertes (oui, pour les connaisseurs, mon nounours magique qui fait dormir..) dans l’avion precedent... On ne rigole pas avec un doudou. J’interpelle le staff. Non, trop tard pour verifier avec l’avion precedent. Too bad... 3 fauteuils pour moi. Encore du sommeil. Arrivee a Dhaka. Je laisse un roman a l’equipage pour essayer de les persuader de me ramener nounours sur un prochain vol.
Sur Emirates, y’a plus d’europeens que sur Kuwait Airlines. Contrairement a l’aller, je dois faire la longue queue a l’immigration. Le temps de regretter de ne pas faire partie d’une de ces familles nombreuses: quand vous croyez avoir devant vous 5 personnes, vous vous retrouvez avec au bas mot, 10 fois plus. Et ouais, c’est la famille...Finalement, je passe la douane, recupere ma valise et sors chercher mon CNG, comme une grande. Je ne me fais rien voler et resiste aux appels des taxis arnaques. Ouf!
Direction Baridhara car j’ai pas mal d’affaires a recuperer ches Kiranne.Il est 10h. Kiranne dort mais Emily, sa coloc americaine, m’accueille. Elle me laisse meme sa chambre pour me reposer.
Quelques heures apres, c’est le Noel de miss K ;-) Ce sera ensuite girl’s talk, pause dejeuner au Kusturi, pause mail au cofi 11. Je commence a rendre l’ame. Il est temps de passer au pressing puis chez miss K. et de rentrer...
J’ai vraiment beaucoup d’affaires et il me faut un vrai Yellow Cab. C’est un peu difficile a trouver mais les agents de securite de Baridhara, quartier des ambassades, m’aident et c’est bien cool. Un grand chambardement plus tard, je me retrouve avec un taxi qui veut me faire passer par des routes que je connais pas. Etant donne le chargement (en gros, tout ce que j’ai de valeur plus l’ordi), hors de questions. Je pense qu’a la fin il etait plutot impressionne que je lui donne l’itineraire en bangla et que je connaisse la route...
Arrivee au foyer. Les enfants viennent m’accueillir, font comprendre au chauffeur qu’il n’aura pas plus que ce que je lui ai laisse. Voila. Y’a pas de mots pour decrire leur generosite. Tout le monde etait au balcon ou presque. Et tout le monde est venu me dire bonjour. Des moments qu’on oublie pas... Je voulais dormir mais ne resiste pas a passer quelques moments avec eux...
Et nous voila deja hier dans le temps. Reveil apres une bonne grosse nuit et ma mine de panda s’estompe. Ce sera pas mal de trucs perso a gerer par internet plus, oh mauvaise surprise, les residus des virus a combattre... Apres une reinstallation du PC (la 2eme en 10 jours si vous suivez...), me voila paree pour corriger l’article, le vrai, que nous sommes en train de reecrire.Travail acheve tard dans la nuit.
Une nuit quand meme correcte et aujourd’hui, je suis fiere de ma journee. Que du pro ou presque. Envoi des invitations pour la vente de charite qui a lieu... demain !!! (decidement, on n’a pas le meme sens des priorites), corrections des posters, cours d’anglais, travail sur l’enveloppe... Bref, du bon boulot...
Il est maintenant 23h30 (presque 1h a l’heure ou je relis) et mes petits yeux se ferment depuis pres de 30 min. Quand meme, je vais finir. J’aime pas laisser les choses inachevees...-entre temps, point quotidien avec miss K. et encore de grands moments avec les grandes -
Je vous ai presque tout dit sauf le bonheur d’etre a nouveau au milieu de ces enfants. Hier, je leur ai distribue a chacun un kinder (les barres). Vous auriez vu leurs regards!!!! Et quand miss K. a appele, j’en avais trois scotche au portable en train d’essayer de comprendre pourquoi je riais et ce que je disais. C’est pareil ce soir. Tania et Sabina trainent devant la porte ouverte du bureau. Elles ramenent des fleurs superbes avec un parfum incroyable. Elles s’en servent pour faire de la musique. Mais l’arrivee de l’appareil photo en mode camera cassera la magie...Enfin presque car chaque moment de partage via les gestes, les attitudes releve quand meme pour moi beaucoup du miracle.
Decidement, j’ai trouve ma recette anti-idee noire. Les enfants ! Il parait que c’est de famille ;-) En tout cas, c’est efficace!
Voila, je m’arrete la. Minuit passe et demain sera une longue journee, vente de charite oblige.Il y aurait sans doute encore mille et un petits details a vous raconter. Autant de moments de plaisir ici. Plus les conversations quotidiennes avec miss K., ma copine du bangladesh, comme elle aime a dire de moi ;-) Mais je vous laisse regagner vos penates, je vais rejoindre Morphee ...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire