mercredi 4 juillet 2007

Overwhelming

Apres reflexion, c’est ce mot anglais que je ne saurais traduire qui decrit le mieux ces derniers jours a Dhaka. Ce post m’est assez difficile a ecrire. Est-ce que mes idees ne sont pas organisees ? Non, c’est sans doute parce que je suis depassee, chamboulee, retournee.
Bref, je n’ai sans doute pas envie d’ecrire de maniere ordonnee, claire, posee car cela, il me semble, ne serait pas fidele a ce que je vis. Il me semble plutot que pour que vous ressentiez un peu l’etat dans lequel je suis en ce moment, les mots doivent se choquer, le rythme doit etre soutenu, rapide. Rarement, je n’aurais eu autant de doutes sur ce que je dois ecrire. Rarement, je n’aurais autant cherche mes mots. Pourtant, a y penser, cela n’est pas complique.
Il y a eu des soirs dans ma courte vie ou je suis rentree chez moi videe de toute mon energie. Ce soir est un soir comme ceux-la. Ceux dont on se rappelle longtemps apres. Pas forcement de tout. Mais ces moments sont suffisamment rares pour moi pour que j’arrive encore a les compter. Oh, ne vous inquietez pas, il ne m’est rien arrive. Je vais bien, je mange bien. J’ai juste attaque severement la plaquette de Milka ramenee de Dubai et je n’ai aucun complexe a m’ecoeurer de gateaux arabes. Mais quoi alors ???

Quoi ?

Il me semble que le mot resonne dans ma tete et que je ne sais toujours pas repondre. Il y a des elements evidents. Ce bebe que j’ai vu et qui avait l’air comme mort. Apres observation, je crois qu’il ne l’etait pas. Je sais pas. J’aurais voulu le toucher, verifier. Je ne pouvais pas. Et puis quand bien meme, m’ont dit Kiranne et Emily, qu’aurais-je fait ? Alors oui, j’ai vu ce petit bout de rien porte par sa petite soeur, qui devait avoir dans les 6 ans. Nous les avons croise alors que Farhad, celui qui va dans la rue, et moi marchions dans le quartier pour aller visiter une famille. La petite portait son frere. On s’est arrete, ils nous ont rejoint. Nous revoila, continuant a avancer et ce petit corps mal soutenu par les bras trop freles de sa soeur, la tete qui brinquebale a droite a gauche. Je propose de porter le bebe. Non. C’etat couru d’avance...Et je ne peux rien faire que regarder cette petite fille qui essaie du mieux qu’elle peut de marcher tout en portant son frere. Mais pourquoi ce petit ne se reveille-t-il pas alors qu’il est si chahute ? Pourquoi a-t-il cette couleur de peau terne ?
Nous arrivons enfin a destination. Il s’agit de rendre visite a la famille d’une des filles. Elle ne vient plus a l’ecole depuis une semaine. Son pere s’est fait vole son rickshaw. Ici les pauvres volent au plus pauvres. La loi de la jungle ? Le rickshaw a ete retrouve. La petite a fait ses devoirs. J’ai reussi a faire asseoir l’autre petite et son petit-frere a cote de moi. J’essaie de voir si le petit respire mais il n’est pas completement dans mon champ de vision. Et toutes ces femmes a la porte qui m’observe. Et cette maison, ce gite ? ce ??? Quel autre nom que taudis peut on donner a cette habitation qui doit faire moins de 10m2 et dans laquelle ils vivent a 3. Voyons, qu’y a-t-il ? Un lit ? Des casseroles avec de la nourriture en train de subir la chaleur. Le “jackfruit” (connait pas le nom francais) est en train de tourner. Sol terreux, murs et toit en tole. Il parait qu’il y a l’electricite. Foyer rudimentaire devant la porte. Tout cela est construit sur un terrain apaprtenant au gouvernement mais gere par une connard qui vit bien loin. Oh oui je suis vulgaire. Comment ne pas etre en colere, revoltee quand on me dit que pour CA le loyer est de 6euros par mois !!! 6 euros c’est rien mais reflechissons. Pour 100 fois plus, partout sauf a Paris et meme a Paris, vous auriez un logement propre avec electricite, eau courante, tout a l’egout... La difference de prix me semble honteuse. Et cet homme riche n’est pas idiot. Il s’est mis a l’abri, vit ailleurs et fait regner la loi du silence pour que les plus demunis ne le denoncent pas. J’ai envie de vomir !
On reprend notre chemin pour decouvrir le bidonville sur pilotis ou les chemins sont deux bambous mis cote a cote et le tout a l’egout et sans doute l’espece de tas d’imondices sous les paillotes. Moment de grace quand je rencontre cette grand-mere si digne qui parle de sa famille a Farhad. Il s’agit de savoir si on va acccepter sa petite-fille qui est arrivee aujourd’hui.
C’etait il y a deux jours. J’avais alors deja cette envie de temoigner et finalement j’ai prefere ecrire des mails, plus neutres.

Le soir, alors que je me couchais pas trop tard, mon telephone sonne. Kiranne. T’es pas couchee ? Rapidement, je me rends compte qu’il y a quelque chose de grave. Et l’attente qui dure sans doute moins de quelques secondes mais qui parait interminable et deja sans doute j’imagine le pire. Mais quoi ? Emily s’est faite agresser. Kiranne est en train de penser ses plaies. Rickshaw jacking! On est passe a deux doigts de la tragedie. Le volage de sac a l’arrache a mal tourne. Voiture qui ralentit, attrape le sac. Voila, on est des western people bien eduques, on a le sac en bandouliere, sous le bras, pour pas qu’on nous le pique. En rickshaw jacking, ca donne Emily qui s’envole du rickshaw et qui est a moitie dans la voiture, a moitie hors. Trainee sur quelques metres, les pickpockets en voiture decideront, heureusement, qu’elle est trop encombrante. Roule-boule sur la chaussee. La suite est un happy end si l’on veut. Rien de casse. Pas d’hospitalisation necessaire. Reste le choc. Sauf que quand on se voit mourir, meme si on est encore en vie, je pense qu’on peut parler de traumatisme...
Mais avant-hier, on n’en etait pas la. On en etait a Kiranne paniquee qui me demandait si je pouvais venir m’occuper d’Emily le lendemain. Puis telephone pour gerer l’hopital et encore pour debriefer. Je ne dormirai qu’en ayant pris un somnifere leger. Kiranne ne dormira pas.
Finalement hier Emily est restee avec une amie australienne. Je me suis occupee d’elle hier soir et aujourd’hui. On a defait les bandages, remis de la creme, lave les cheveux. Parle parce qu’il faut que cela sorte. Repris un rickshaw parce qu’il faut vaincre ses demons. Et puis il y a eu le moment redoute, celui ou on se retrouve dans une situation qui ressemble trop a ce soir qu’elle n’oubliera pas. Un 4*4 qui ralentit a nos cotes alors que je viens de retirer l’equivalent de 200 euros a la banque. Le conducteur de rickshaw est un ami et il continue mais la voiture se remet a nos cotes. Je demande au conducteur de ralentir. La voiture passe. Les gars se retournent. Emily ne sera plus tranquille jusqu’a ce qu’on rentre a la maison....
Inutile de dire que l’on redouble d’attention. Le stress est monte d’un cran et je suis moi-meme encore plus prudente. Il reste qu’on ne peut jamais tout maitriser. Que faire quand un CNG refuse de vous emmener a un endroit parce qu’il peut se faire plus d’argent sur un trajet plus court grace a une loi stupide du gouvernement ? Vais-je m’arreter de sortir alors que je peux difficilement partir du foyer avant 6h et que la nuit tombe vers 6h30 ? Il le faudrait mais bon... Situation inconfortable de tous ces expats qui comme moi ont suffisamment d’argent pour vivre bien ici sans toutefois en avoir assez pour avoir leur propre 4*4 et chauffeur. Et cela suffit-il ? Il est bien difficile quand on veut aller au contact d’un pays et d’une population d’accepter cette regle du ‘jeu’. Mais l’accident d’Emily demontre combien l’equilibre est fragile....
Certains pourraient etre revoltes et dire que le monde est vaste. Peut etre. Mais de savoir que chaque bangladais se fait ainsi agresser 3-4 fois dans sa vie, personnellement, me rassure. Certes, nous sommes sans doute des cibles privilegiees. Cela me semble normal. Mais comment penser que le bangladesh est un pays qui va bien si les bangladais eux-meme doutent de leur securite. Mais entre nous, le pays de cet autre allume qu’est Georges W. Bush n’est pas forcement mieux. J’ai vecu dans un etat ou certains tirent a travers la porte la nuit tombee, ou d’autres ont des armes dans leur voiture pour faire regner la justice, un pays ou vous pouvez vous retrouver avec un revolver sur la tempe dans la rue principale d’Oakland. Et je ne me permettrai pas de polemiquer avec des sujets si graves...

Comme hier Emily n’avait pas besoin de moi, je suis retournee sur le terrain et ai vu ces quartiers pauvres ou des femmes gagnent un maigre salaire en traitant les bouts de tissus rejetes par l’industrie textile. Cela fera une bonne garniture pour les matelas. Un quartier ou un micro-magasin coute 1500 takas (soit 15 euros). Il y a certes l’electricite, un ventilateur, un sol et des murs en prefa. Mais bon, faut arreter de se payer la tete des gens ? Et les emotions s’accumulent, s’enchainent. Alternance d’ombre et de soleil. Depart l’apres-midi pour ce mausolee. Sonia vient avec nous. Elle rendra visite a sa mere (c’est une enfant qui dort au foyer). Apres quelques metres ou je fais attention de ne pas marcher trop vite, elle m’attrape la main et la serre. A trois sur le rickshaw, je la prends entre mes jambes et la rattrape par la main arrivee la bas. Elle me guide, eloigne les autres enfants qui viennent s’agglutiner autour de moi. Elle leur dit mon nom et leur dit que je ne parle pas bangla. Sauf que je comprends ;-) Sonia part, court, revient, repart. Sa mere n’est pas la. Et la foule s’agrandit. Curieux et mendiants se pressent. Farhad est plein de bonne volonte mais il n’arrivera pas a faire partir la troupe. 200% de vigilance de ma part. Ces situations sont celles a eviter car rapidement incontrolables, particulierement dangeureuses. Et pourtant, j’ai 2 bengladeshi avec moi !!! Finalement, la mere de Sonia n’etant pas la, je propose de rentrer au foyer avec Sonia et de laisser Farhad faire son travail, celui de reperer des enfants abandonnes dans ce lieu de ferveur qui est aussi asile des pauvres et repere de drogues et mendiants.
Me voila donc avec Sonia sur le rickshaw. Le conducteur n’est pas particulierement cooperant. Et ce garcon qui mendie. Partons. Mais il suit car le rickshaw ne va pas assez vite. Il essaie de s’agripper derriere mais je dois le pousser. Le rickshaw monte la pente sur la voie du milieu et ce traffic dense et ce gamin qui court et me demande 2 takas. J’ai decide que je ne cederai pas, par principe. Je ne suis pas au Bangladesh pour donner de l’argent. Il me demande 2 centimes d’euros. Non. Non. Non. Mais mon dieu suis je cruelle au point de voir courir ce gamin a cote du rickshaw, de voir le gamin s’essoufler. Oui. Mais c’est atroce. Ai-je mal fait ? je ne pouvais m’empecher de me dire que cet enfant allait suffisamment bien pour courir tout le long... Je ne le verrais plus apres avoir fais discretement signe a un policier de le rappeler a l’ordre. Ca a marche mais j’avais tellement peur qu’il se fasse battre... Que faire ? Que penser de soi-meme ?

Ici la police, c’est le baton au sens propre et figure. Elle inspire la peur. Ici, il y a les RAB, une armee d’hommes en noir qui est a des check points pres des quartiers riches. Il parait qu’ils ont tous les droits. Ici les flics et meme les gardiens sont capable de battre les rickshaws drivers severement. Ici, il y a des couvre-feux non respectes, des feux rouges pour decorer, des lois qui interdisent la circulation aux rickshaws dans certains quartiers, les riches, aux heures ou le traffic se congestionne. Pourtant, reflechissons. Sur de petites distances, les rickshaws qui se faufilent partout sont sans doute moins encombrants que les 4*4 des riches. Oui, mais le riche passe avant... Bref, si la route est fermee, vous pourrez avoir le privilege de voir votre conducteur de rickshaw severement battu par un flic. Justice, ou est-tu ?
Ici, les CNG doivent donner 550 takas par jour a leur proprietaire quand le trajet entre Baridhara et Mirpur vous coutera moins de 100takas. Ici, la premiere question que les ambulanciers posent est de savoir si quelqu’un pourra couvrir les frais de votre hospitalisation. Si ce n’est pas le cas, vous verrez l’ambulance repartir... sans vous. Ici, la vie d’un enfant n’a pas de prix car un enfant est un cadeau de dieu et dieu s’occupe de l’enfant. En consequence, si dieu vous a donne un enfant, il n’y a pas de raison que cet enfant ne travaille pas pour le bien-etre financier du foyer. Hop hop, les plus jeunes travaillent des 6 ans. Ici, l’alimentation et l’hygiene sont des concepts connus mais pas compris puisque dieu veille a tout.

Ici pourtant tout n’est pas miserable et vous prendrez une autre claque face a la dignite affichee par certains des plus pauvres. Taudis ne sera pas le bon mot car ce serait mepriser l’effort de proprete et toute cette dignite qui empreint les gestes de vos hotes. Vous serez gates par les plus pauvres. On vous offrira du the, des gateaux. On se pliera en 4. Vous pourrez meme rentrer avec vos chaussures sales alors que tout le monde est dechausse. Ici nous sommes des invites honorables et nous sommes honores.

Nous vivons dans un monde de contrastes et il n’y a sans doute pas besoin de venir si loin pour pouvoir ecrire cette ligne. Il n’y a pas non plus besoin de venir ici pour voir des gens dans la rue entre la vie et la mort. Je ne sais meme pas si les contrastes sont plus visibles ici qu’a Paris ou ailleurs. Il y a quelques jours, nous fetions le depart de Joe et nous nous interrogions justement a ce sujet. Au fond, ou que nous soyons, ne suffit-il pas d’ouvrir les yeux pour voir que le monde est injuste et qu’il ne tourne pas completement rond ?

Je pourrai m’arreter la mais ce serait se borner a l’observation et au ressenti. Ce serait presque dire que cela me laisse indemne alors qu’il est evident que je ne le suis pas. Je suis venue ici parce que je me posais des questions et je voulais prendre le temps de reflechir. Je m’interroge toujours autant. Peut etre vous avez votre reponse. Moi, plus que jamais, je me demande ou est ma place et quel sens donner a ma vie. Peut etre qu’il faut y aller pas a pas et ne pas se poser toutes ces questions. Peut etre qu’il faut moins d’ambition pour soi et plus d’indulgence. Sans doute que tout ce questionnement est le privilege des gens qui n’ont pas a travailler pour survivre.
C’est la reflexion que je me suis faite ce matin alors que j’etais perdue sur mon canap a cote d’Emily. J’essayais alors de savoir si j’etais la seule a etre en proie a ce genre de questions existentielles et si ce questionnement avait un sens en lui meme. Voyons. Partons de l’homme prehistorique. Il survit sans doute plus qu’il ne vit et il me semblerait qu’a moins de vivre de maniere autonome, il est necessaire d’avoir une interaction avec autrui et une monnaie d’echange pour survivre a ces besoins. Traduit en mots contemporains, cela veut dire que sois je me coupe du monde, soit il faut faire partie d’une societe et gagner de l’argent pour survivre a ces besoins. Cas 1 : comme certains ici, le travail permet a peine de vivre. Ces gens ont ils le temps et l’envie de se poser les questions que je me pose ? Cas 2 : j’ai la chance de pouvoir gagner de quoi vivre aisement ET d’avoir du temps libre. Ce temps doit-il servir a quelque chose ? Ouh la la... Je vais me replonger dans la lecture du Marie-Claire...

Fin de l’histoire. Je suis rentree ce soir a Mirpur 2 alors que la nuit tombait, c’est a dire a l’heure a partir de laquelle cela devient encore plus dangereux de se promener dans Dhaka. En vigueur de cette loi debile interdisant la circulation aux rickshaws, j’ai galere pour trouver un CNG et ai marche pendant 10-15 min au milieu de travailleurs qui comme moi n’ont pas envie de depenser de l’argent pour traverser cette zone controlee.
La nuit tombee, je me suis retrouvee a contempler fascinee ces lumieres qui dansent dans la rue et animent la gargotte. Mais au milieu du trafic, et etant donne les circonstances, j’etais vigilante a mes sacs. Le sac a dos plus a un autre car j’ai passe la nuit a Baridhara.
Ce pays me touche profondement et cela me derange tout autant de me dire que je ne suis pas en securite. Alors que le trafic se fait plus dense, mon energie se fait la malle et j’ai presque envie de pleurer. Dans ces cas la, j’ai cette parole de ma maman qui me vient a l’esprit “pleure ma fille, cela te fera du bien”.
Il y a des situations ou l’on n’a plus de mots, ou rien ne saurait decrire ce que l’on ressent. Ce soir, c’est ca. Alors j’ecris, d’une traite. J’ai presque envie de dire que j’expie mais le mot plus juste serait sans doute expire. J’ai donne tout ce que j’avais ces derniers jours. Il faut que je me ressource, que je reconstruise mon capital amour, bonne humeur, vitalite...
A l’heure ou j’ecris ces mots, le processus est deja bien entame. Je mets en mots et temoigne et cela rend plus leger. Et puis les enfants, comme a chaque fois, se sont presses pour savoir comment j’allais et pour comprendre pourquoi j’avais disparu du foyer depuis 24h. Il y a eu ce moment incroyable dans le bureau avec Moni et sa soeur Mukta. Moni s’est mise a taper dans ce texte les noms des membres de sa famille. Le nom de sa pere. Celui de sa mere. Celui de sa soeur ainee. Tu as une soeur ainee ? Et Moni de me faire cette moue que je ne saurais decrire. Il aurait fallu faire une photo mais dans ces occasions la ma pudeur m’arrete. Sa soeur est morte. Son petit frere, aussi. Et apres verification parce que je le savais deja, sa mere aussi. Moni est une enfant attachante qui voudrait venir en France avec moi. Une gamine de 8 ans intelligente, maline, gentille. La resilience, vous connaissez ? Cela me laisse personnellement sans mot mais avec une envie d’aider incroyable !


Voila, ce post est long a n’en plus finir. Il est de ceux qui comptent pour moi. Inutile de vous dire que par des soirs comme celui-ci, outre les enfants, j’ai une chance formidable: celle de vous avoir et d’ecrire ces lignes a l’heure ou voyager ne signifie plus s’isoler. A tout ceux qui m’ecrivent ou m’appelent, mille mercis. Sans vous, je ne serai pas la meme...

Deux PS pour finir.
PS sourire: le jackfruit est le fruit national du Bangladesh et Farhad de m’expliquer que c’est parce que tout se mange. L’ecorce est donnee en pature aux aimaux, les fruits se mangent et les graines, une fois grillees, aussi. Entre le marron et le pignon en texture...

PS idee forte: le saviez-vous ? Je disais a Emily hier que je trouvais qu’on avait de la chance d’avoir les mots et l’education qui permettent d’identifier les traumatismes et de les parler. Il me semblait que la chose la plus atroce etait de souffrir psychologiquement en etant demuni en terme d’education. Emily m’a alors dit qu’il etait tres frequent que de telles personnes deviennent muettes en reponse au traumatisme. L’isolement ultime? Comble de l’horreur ?

Et ne vous inquietez pas! Je suis secouee mais INTACTE !

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